Etienne Leblanc de la radio de Radio-Canada est ici à Barcelone, et suit l’évolution des négociations. Il tente, avec beaucoup de patience, de pouvoir réaliser une entrevue avec les représentants du Canada. Sur la photo, il est plus chanceux avec Steven !
Un autre fossile du jour pour le Canada ! 2 en 2 !
Au cours de la dernière ronde des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, avant le sommet historique de Copenhague qui aura lieu en décembre, le Canada a été identifié comme étant le pays le plus destructeur dans les discussions aujourd’hui par un réseau de plus de 400 organisations non gouvernementales internationales. Le Réseau action climat international a accordé la première place du prix du « fossile du jour » au Canada pour avoir bloqué et retardé ces négociations primordiales.
En contraste total avec les hommes en complet gris qui remplissent les salles du centre des congrès des Nations Unies, les prix du « fossile du jour » sont décrits comme étant « ce que vous pouvez vivre de plus amusant aux Nations Unies ». Annoncés au milieu de la consternation et de la déception face à l’inaction des gagnants, les prix d’aujourd’hui ont été présentés à :
1re place : le CANADA, un pays qui apparaît régulièrement sur le ‘tableau des gagnants du fossile’, remporte un prix ce soir pour la première place du prix « fossile du jour » pour avoir affirmé dans la rencontre informelle de ce matin sur l’adaptation qu’il « n’envisagerait pas que l’on traite des pertes et des dommages [causés par les conséquences des changements climatiques] dans le cadre des objectifs sur l’adaptation ». Il a également omis de mentionner où on devrait aborder cette question; il a plutôt soulevé des soupçons sur le fait qu’il préférerait que la question soit complètement retirée de la table.
Pour lire le communiqué complet: www.equiterre.org/communiques
C’est ce matin que débutent la rencontre des Nations unies sur le climat à Barcelone. Excitant ! Les représentants des ONG du monde attendaient ce matin les négociateurs des pays avec un message clair : il est temps d’agir pour lutter contre les changements climatiques. Nous étions une centaine, avec horloges et cadrans, à faire aller nos sonnettes pour les délégués.
Virginie Lambert-Ferry de Greenpeace Québec en entrevue.
Demandez à votre organisation d’offrir une conférence sur les nombreux enjeux liés aux changements climatiques et les moyens concrets de participer à cette lutte collective.
Autres conférences sur les changements climatiques :
L’ultimatum climatique est une campagne s’intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques.
Copenhague : aboutissement d’un cycle de négociations onusiennes sur le climat
Le Sommet de Copenhague s’inscrit dans le cadre des négociations entourant la mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée au Sommet de la Terre de Rio en 1992. L’objectif de cette convention est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique (art.2).
L’objectif de la conférence de Copenhague est l’adoption d’un instrument international qui sera soumis ultérieurement à la ratification des états (« les parties »). Cet instrument déterminera les droits et obligations des parties en matière de lutte aux changements climatiques, au cours de la deuxième période d’engagement (2013-2020). Ce nouveau traité succédera (ou prolongera) le Protocole de Kyoto, instrument international de mise en œuvre de la CCNUCC, dont certaines obligations envers les pays industrialisés ne portent que sur la période 2008-2012.
Les enjeux de Copenhague
L’objectif de la conférence de Copenhague est de prolonger l’action internationale après la 1ère Période d’engagement du Protocole de Kyoto (2008-2012) et, entre autres,
de fixer des objectifs plus importants de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la part des pays industrialisés;
d’encadrer les efforts de réduction de la croissance des émissions des économies émergentes;
de soutenir l’adaptation des pays en développement faisant face aux impacts des changements climatiques;
et de soutenir le développement durable des pays en développement.
Le « Grand Deal » de Copenhague
Les contours d’une entente à Copenhague comprennent :
Un engagement substantiel des pays industrialisés à réduire davantage leurs émissions de GES d’ici 2020
Un engagement des pays industrialisés à soutenir financièrement l’adaptation et le développement durable des pays en développement
Un engagement des économies émergentes (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Indonésie, Mexique) à réduire la croissance de leurs émissions de GES, par le biais de NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Actions).
Une entente sur le rôle des puits de carbone, notamment des forêts, dans les mesures de mitigation des émissions de GES (REDD)
Les nœuds des négociations
Les négociations actuelles se heurtent aux obstacles suivants :
Un faible niveau d’ambition de la part des pays industrialisés quant à leurs futures cibles de réductions. Alors que le GIEC indique clairement qu’une réduction des émissions des pays industrialisés de l’ordre de -25% à -40% de leurs émissions sous leurs niveaux de 1990 d’ici 2020 est indispensable afin d’éviter un seuil de réchauffement de 2°C, les pays industrialisés mettent présentement sur la table des objectifs insuffisants :
Europe (-20% à -30% )
Canada (-3%)
Japon (-25%)
États-Unis (-17 à -23%, selon le projet de Loi Waxman-Markey)
Une réticence des pays industrialisés à s’entendre sur une offre de soutien financier aux pays en développement. Gordon Brown, premier ministre de la Grande-Bretagne, a récemment proposé un soutien de l’ordre de 100 milliards de dollars par année et indiqué que la Grande-Bretagne était prête à faire sa part. Des mécanismes visant à générer de telles sommes substantielles sont présentement en discussion. Ils incluent :
une taxe sur l’aviation ou sur les transactions financières internationales,
le produit de la vente aux enchères des droits d’émissions dans les pays industrialisés,
ou encore l’augmentation des niveaux publics d’aide au développement.
Le refus des pays en développement, y compris les économies émergentes, de prendre – dans le cadre d’un traité international – des engagements contraignants de réduction de la croissance de leurs émissions si les pays industrialisés n’augmentent pas leurs cibles de réduction pour la période 2013-2020 et ne confirment pas le soutien financier qui leur serait consacré ainsi que son ordre de grandeur.
En décembre prochain aura lieu le Sommet des Nations unies sur les changements climatiques à Copenhague, au Danemark, pour décider du prochain protocole de Kyoto. Chez Équiterre, nous croyons qu’il est important que le gouvernement Harper nous représente adéquatement, qu’il prenne des engagements qui permettront de protéger le climat et l’avenir de nos enfants.
Équiterre sera là-bas pour regarder de près ce que va faire le gouvernement canadien et travailler avec la communauté internationale pour s’assurer que les pays prennent leur responsabilité.
On a besoin de vous ! En tant que citoyens, vous aussi pouvez agir concrètement pour nous aider : en faisant pression sur le gouvernement fédéral, en écrivant à vos élus et dans vos journaux de quartier, en signant des pétitions, en vous tenant informé, en mobilisant les gens autour de vous et en visitant le site Internet d’Équiterre.
Voici ce qui a retenu notre attention dans les médias aujourd’hui :
Les gouvernements fédéral et provincial de l’Alberta ont promis d’investir 779 millions afin d’aider une importante société privée à acheminer sous terre plus d’un million de tonnes de gaz à effet de serre – J de M
Équiterre croit qu’il est possible de sortir de notre dépendance au pétrole d’ici 2030. La réduction de la consommation québécoise de pétrole permettrait à la province d’améliorer son économie et de lutter contre les changements climatiques - Première page du Métro, 24 heures, Le Devoir, Le Soleil
Tim Flannery, un scientifique australien, affirme que le Canada a été remarquablement inutile dans les négociations en vue du sommet de Copenhague – Métro, Gazette
Selon l’IEA, il est normal que le Canada produise autant de gaz à effet de serre à cause de son climat, sa géographie et sa production d’énergie. Le monde a besoin d’un pays comme le Canada pour répondre à la demande croissante d’énergie et réduire les GES – Gazette
Des scientifiques proposent de réécrire le protocole de Montréal de 1987 qui a été très efficace pour réduire les GES – Gazette
Article sur le chauffage, comparaison des coûts et dilemme de la conversion – La Presse
Billet sur le fait qu’il est de plus en plus difficile de convaincre la population de lutter contre les changements climatiques et que selon des sondages les changements climatiques ont été « exagérés » – Globe