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Image 16 Le 14 novembre prochain, Équiterre participera à la Journée de réflexion des JQSI: Une justice climatique pour protéger l’humanité.

Celle-ci propose  un choix de 7 ateliers qui vous permettront de découvrir davantage les impacts humains des changements climatiques sur les populations du Sud et de mieux comprendre les négociations internationales en cours et les enjeux humains relatifs aux différentes sources d’énergies (agro carburants, hydro-électricité, pétrole … )

Équiterre animera l’atelier Pour un Québec libéré du pétrole en 2030 à 11h.

Cette journée culminera par la remise de la pétition relayée par les JQSI au Ministre des relations internationales du Québec, M. Pierre Arcand.
Consultez le programme de la journée et les choix d’ateliers (PDF – 213 Ko)

Date : Samedi 14 novembre 2009
Heure : 9h30 à 17h
Lieu : Grande Bibliothèque, 475, boulevard De Maisonneuve Est (Métro Berri-UQAM)

Pour plus d’information sur les 13e journées internationales de la solidarité internationale : http://www.aqoci.qc.ca/spip/spip.php?page=jqsi2009-sommaire

jean-francois-liseeLe Directeur exécutif du Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM), Jean-François Lisée, tient un nouveau blogue sur le site de l’Actualité. Il y traite souvent d’enjeux environnementaux, dont la sortie du Livre Vert d’Équiterre sur la réduction de la dépendance au pétrole.

À suivre pour la profondeur et l’originalité des analyses et commentaires (et en plus il se permet de critiquer des séries de science-fiction culte, ce qui a l’heur de plaire à l’auteur de ces lignes).

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Quelque 200 manifestants écologistes ont interrompu la période de questions à la Chambre des communes lundi après-midi. Ils ont scandé des slogans pendant un échange de questions, ce qui a forcé le président de la Chambre à suspendre brièvement la séance.

Les jeunes militants écologistes ont mené leur manifestation éclair depuis une galerie réservée aux visiteurs. Ils voulaient dénoncer l’inaction du gouvernement fédéral sur la question des changements climatiques.

Les manifestants ont été escortés à l’extérieur du parlement par des agents de sécurité.

Selon les premières informations, des manifestants auraient subi des blessures.

Des dizaines de manifestants se sont aussi rassemblés à l’extérieur des édifices du parlement pour dénoncer l’immobilisme des partis conservateur et libéral sur la question des changements climatiques.

Source : Radio-Canada

Trouvez-vous justifié d’utiliser la nudité pour encourager à agir dans la lutte aux changements climatiques ?

Équiterre présentera son mémoire intitulé « Québec, vision 2020 : Faire d’une pierre deux coups par la réduction de la dépendance au pétrole » à la Commission des Transports et de l’Environnement à l’Assemblée nationale du Québec aujourd’hui à 17h. Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint, Hugo Séguin, coordonnateur aux Choix collectifs et Thomas Duchaine, chargé de projet en changements climatiques, présenteront la vision d’Équiterre quant à l’objectif de réduction d’émissions de gaz à effet de serre que le Québec devrait se donner d’ici 2020, afin de se positionner en tant que leader sur cet enjeu.

Suivez notre équipe en direct sur le site de l’Assemblée nationale: http://www.assnat.qc.ca/fra/39legislature1/commissions/cte/index.shtml

 Le document d’orientation déposé en appui aux présentes consultations sur la cible de réduction du Québec à l’horizon 2020 contient une modélisation des impacts potentiels de l’atteinte de différentes cibles. On y apprend – somme toute – que l’atteinte de la cible la plus ¨ambitieuse » proposée par le gouvernement – soit 20% de réduction – entraînerait une baisse du PIB de 0,16%, augmenterait le revenu disponible des ménages de quelques  124 millions de dollars et causerait la perte de 1 611 emplois d’ici 2020. Rien ici qui puisse mettre en péril la structure économique du Québec, d’autant qu’on peut avoir des raisons de croire que ces résultats seraient faussés par des hypothèses périmées.

Les résultats de cette analyse, basés sur le modèle dit d’équilibre général du ministère des Finances du Québec, dépendent d’une série d’hypothèses parmi lesquelles le prix du pétrole. Le ministère des Finances a ainsi utilisé 60$US le baril de pétrole en 2015 comme valeur de référence, disant s’appuyer sur les données du Department of Energy (DoE) des États-Unis.

Équiterre note que les données utilisées par le ministère des Finances du Québec sont périmées, ayant été mis à jour depuis plusieurs mois par plusieurs agences internationales, y compris par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie sur laquelle s’appuie la modélisation. Ainsi, l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) et l’Energy Information Agency des Etats-Unis prévoient toutes un prix du pétrole beaucoup plus élevé, soit entre 90 et 110$US. Ces chiffres sont même jugés conservateurs par plusieurs représentants du secteur pétrolier.

Selon l’AIE, le prix moyen du baril de pétrole devrait s’élever à quelque 100$US (dollar de 2007) entre 2008 et 2015[1]. Pour sa part, le scénario de référence (moyen) de l’EIA établit un prix de 110$US le baril en 2015[2]. De son côté, le scénario de référence de l’Office national de l’énergie du Canada (ONÉ) prévoit un prix d’environ 85$US le baril en 2016. Ainsi, l’hypothèse de 60$US utilisée par le ministère des Finances s’avère inférieure de 42%, 67% et 84% aux prévisions des grandes agences. Il est difficile d’expliquer les raisons pour lesquelles le ministère des Finances (et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs) a crû bon de maintenir une telle hypothèse périmée, d’autant plus que son modèle d’équilibre général utilisé dans l’exercice de modélisation  est sensible aux prix du pétrole.

Il est plausible d’ailleurs qu’un exercice de modélisation basé sur des coûts du pétrole à 100-110$US – soit les projections des grandes agences internationales – montrerait probablement un gain économique plus important pour le Québec pour une cible ambitieuse. En effet : alors que le pétrole consommé au Québec est responsable de plus de la moitié de nos émissions de GES, plus on cherche à diminuer les émissions de GES, moins on consomme de pétrole, et moins on exporte de capitaux à l’étranger pour s’en procurer (15G$ en 2008), ceux-ci étant réinvestis ici sous forme d’investissements productifs dans le secteur de l’énergie, du transport et du bâtiment.

À quand, donc, une nouvelle mise à jour de la modélisation ?


[1] World Energy Outlook 2008, p.40

[2] EIA – États-Unis : Annual Energy Outlook 2009 – With Projections to 2030 (Mars 2009) – http://www.eia.doe.gov/oiaf/aeo/pdf/0383(2009).pdf

Commençait hier à l’Assemblée nationale une commission parlementaire dont le mandat est d’étudier quelle sera la cible de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour le Québec, à l’horizon 2020. Une trentaine d’organisations, dont Équiterre, ont été conviées à présenter leur avis, sur la base d’un document d’orientation déposé il y a quelques semaines par le gouvernement du Québec. Le document propose l’étude de 4 scénarios : -10%, -12%, -15% ou -20%.

Équiterre fera connaître la cible qu’il proposera mardi prochain, 27 octobre (eh que ça passe vite… commentaire perso du rédacteur du mémoire ;-) )

D’ici là,  la communauté scientifique internationale indique clairement que les sociétés industrialisées et riches, comme le Québec, doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020, si l’on veut éviter une catastrophe climatique.  Le Québec doit répondre à l’appel de la communauté scientifique et se fixer une telle cible de réduction d’au moins 25%. En adoptant une stratégie de réduction de notre dépendance au pétrole, une telle cible apparaît non seulement atteignable et réaliste pour le Québec mais, qu’en plus, notre économie en sortira gagnante.

Rappelons que le Premier ministre Charest a indiqué clairement sa volonté que le Québec se donne un objectif de réduction « ambitieux », et qu’il demeure leader dans la lutte aux changements climatiques. Je suis parfaitement d’accord avec lui. Espérons qu’il aura la tête à ça lorsque viendra le moment d’adopter le décret fixant la cible dans quelques semaines.

En plus de nous coûter de plus en plus cher – quelque 15 milliards de dollars en 2008 sortis de nos frontières – la consommation de pétrole est responsable de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre du Québec. En réduisant notre dépendance au pétrole, on protège notre économie de la montée des prix du pétrole, on la rend plus efficace et plus concurrentielle, tout en diminuant nos émissions de gaz à effet de serre. Le pétrole que nous ne brûlons pas, ce sont des émissions de gaz à effet de serre que nous ne faisons pas. Vous pouvez d’ailleurs voir notre « Livre Vert » sur la dépendance du Québec au pétrole ici.

C’est la vision que nous comptons présenter en commission parlementaire mardi prochain, accompagnée de quelques scénarios de réduction basés sur un certain nombre de mesures de réduction de la dépendance au pétrole. Vous avez des idées, suggestions et commentaires pour notre mémoire ? C’est le temps !

iStock_revue de presseLu dans les médias aujourd’hui :

  • Les trains de banlieue enregistreront leur première baisse d’achalandage après 12 années de croissance interrompue, une baisse de 400 000 passagers, notamment à cause des ratés du réseau – La Presse
  • Article sur les défis qui attendent la métropole en matière de voitures électriques  - La Presse
  • M. Coutu, directeur général du Canadian Oil Sands Trust, a publiquement reconnu que les autres secteurs de l’industrie canadienne devront faire plus que leur part dans la réduction des GES au Canada afin que les pétrolières albertaines puissent augmenter leur production et émissions – Le Devoir
  • Un rapport du PNUE relève qu’il serait dangereux et utopique d’imaginer que le pétrole puisse être remplacé à moyen terme par des combustibles à base de végétaux – Le Devoir
  • Doer, ambassadeur du Canada aux États-Unis a affirmé que les sables bitumineux sont critiqués de manière disproportionnée dans le débat sur les changements climatiques. Les sables bitumineux représentent un minuscule pourcentage des émissions en Amérique du Nord selon lui – Gazette
  • Lettre ouverte de Jim Prentice qui revient sur les événements reliés au G77 qui avait quitté la salle durant les négociations à Bangkok disant que c’est eux qui ne veulent pas agir puisqu’ils ont quitté avant que le Canada intervienne. Il explique que le Canada travaille fort sur les changements climatiques, mais que notre petite population et économie signifie que nos objectifs seront modestes – Gazette
  • Dossier sur les solutions vertes dont l’énergie éolienne, le biogaz, les sacs réutilisables, etc. Globe

Petrole2030_verti_09D’où vient le pétrole que nous consommons au Québec et à quoi sert-il ? Notre économie sort-elle gagnante des milliards de dollars qui sortent de nos frontières chaque année pour s’en procurer ? Devrions-nous, comme plusieurs pays et états, songer à réduire notre dépendance au pétrole, d’autant que le pétrole bon marché deviendra bientôt chose du passé ? Si oui, quels choix de société devons-nous faire ? Autant de question abordées par l’équipe Choix collectif d’Équiterre dans un document lancé hier sur le sujet.

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