Posts Tagger ‘pétrole’

Nous vous invitons à signer et à faire signer cette pétition adressée à l’Assemblée nationale concernant l’inversement du flux de pétrole dans l’oléoduc Montréal-Portland :

« CONSIDÉRANT QUE l’inversion du flux du pétrole dans l’oléoduc apportera les dommages suivants :

  • un bris éventuel (accident) polluera notre environnement : terrains, eau (puits et cours d’eau);
  • du pétrole sale circulera dans un oléoduc traversant le Québec, son territoire agricole et urbain;
  • le Québec n’a aucun intérêt stratégique ou énergétique à faire circuler du pétrole en provenance des sables bitumineux de l’Alberta;
  • aucun emploi ne sera créé dans nos régions (et en fera perdre à Montréal);
  • la construction de trois stations de pompage augmentera les nuisances créées par l’inversion du flot;
  • ce pompage augmentera la pression différentielle dans des vieux tuyaux de 1950 et 1960, ce qui multipliera les risques d’accidents;

CONSIDÉRANT QUE l’oléoduc actuel ne peut être modifié sans risque environnemental;

C’est pourquoi les soussignés demandent à l’Assemblée nationale de bien vouloir exiger de la ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs d’instituer une enquête du BAPE et des auditions publiques sur l’inversion du flux dans les pipelines de Montréal-Portland. »

Pour signer la pétition >>>

climateLes nouvelles du jour :

  • Le bloc québécois et les péquistes demandent à leur tour que le projet d’inversion du pipeline Montréal-Portland fasse l’objet de consultations du BAPE. Le projet comporterait des risques environnementaux. – Le Devoir
  • Lettre ouverte de Virginie Lambert Ferry de Greenpeace sur la mission économique du Québec en Alberta. Elle affirme que Jean Charest joue les héros de l’environnement et se vante d’être un leader dans la lutte contre les changements climatiques, mais ne s’offusque pas que sa province tente de récolter les fruits du pétrole sale. – Métro

PosterColourDans le cadre du programme Tar Sands Watch, l’Institut Polaris a mis en ligne ce matin un jeu flash intitulé Tar Nation (en anglais seulement) pour protester contre la position des politiciens canadiens en faveur de l’industrie des sables bitumineux. Tar Nation vous invite à asperger de pétrole Stephen Harper et Michael Ignatieff et à faire parvenir des courriels de contestation aux politiciens fédéraux. En anglais seulement.

www.tarnation.ca

climateDans l’actualité ce matin :

  • Hydro-Québec verse 150 millions de dollars chaque année depuis trois ans pour maintenir la centrale de cogénération de Bécancour qui ne produit aucune électricité pour la société d’État. En trois ans de pénalités, nous avons pratiquement remboursé les coûts de construction de la centrale – Journal de Montréal
  • Si le Canada devient le principal fournisseur de pétrole des États-Unis grâce notamment au pétrole de l’Alberta, le Canada pourrait devenir une cible de choix pour les terroristes. – La Presse
  • En plus de la politique qui interdit aux scientifiques d’Environnement Canada de parler aux médias, un document invite les scientifiques à se demander si leur publication « est importante et pertinente aux politiques, priorités et réglementations principales du gouvernement » avant de la soumettre pour approbation, ce que le Bloc québécois a déploré. M. Prentice indique que personne n’a été muselé. – La Presse, Le Devoir
  • Une douzaine de petites centrales hydroélectriques pourraient être construites au Québec à la suite de l’appel d’offres d’Hydro-Québec qui s’est terminée hier. HQ compte acheter 150 mégawatts pendant 20 ans. – La Presse
  • Article sur l’Expo Mangez Santé et vivre vert. Manger est l’outil le plus puissant pour sauver la planète et la santé. Mention du Défi climat. – Le Devoir
  • Les Bixi feront leur apparition plus tôt que le 1er mai et coutera probablement moins cher que l’an dernier – The Gazette
  • La demande en pétrole des pays industrialisés semble avoir atteint son sommet à cause de l’augmentation de l’efficacité, de la conservation et la substitution du pétrole. – The Gazette
  • Deux résidents de St-Adèle ont créé une maison à partir de containers recyclés et proposent de vendre des « kits » pour reproduire leur construction ailleurs. – The Gazette
  • Une compagnie britannique propose de créer le Sonoma Mountain Village qui sera une communauté « zero-waste » en Californie. – The Gazette
  • Discussion entre Sarah Elton, auteure de Locavore et Pierre Desrochers, professeur à l’Université de Toronto qui parle de l’achat local vs. la mondialisation. – Globe and Mail

TrailbreakerC’est l’hypothèse émise par Jean-François Lisée en se basant notamment sur l’étude Does the Canadian economy suffer from Dutch Disease?, publiée par des économistes de l’Université d’Ottawa, du Luxembourg et d’Amsterdam, et qui établit un lien entre l’appréciation du dollar canadien, dopé par l’exploitation du pétrole des sables bitumineux albertains, et l’effondrement de l’industrie manufacturière au Québec et en Ontario. Pour Équiterre, il est impératif que le gouvernement québécois mène une analyse rigoureuse de l’impact à long terme du développement de l’exploitation des sables bitumineux sur l’économie québécoise. Les Québécois connaissent le désastre environnemental associé à cette industrie; il faut également qu’ils aient une idée juste de son réel apport économique. Le 17 février, les résultats d’un sondage mené pour Équiterre et Défense environnementale révélaient que la grande majorité des Québécois refuse que l’industrie des sables bitumineux puisse alourdir le bilan d’émissions de GES du Canada, même si cela doit rapporter des bénéfices économiques au Québec.

climateVoici vos nouvelles du jour!

  • En marge de la rencontre annuelle de la National Governors Association, un groupe de travail étudiera la faisabilité de deux lignes de train à haute vitesse entre Montréal et New York et entre Montréal et Boston. – Le Devoir, La Presse, Métro
    • Les dernières données démontrent que la détérioration du pergélisol dans la région de la Baie James s’est accélérée depuis 50 ans. La limite du pergélisol a reculé de 130 km vers le nord depuis 1957. – Le Devoir
    • Lettre ouverte de plusieurs représentants de groupes environnementaux qui indiquent que malgré quelques bons coups, le bilan environnemental du Québec est beaucoup plus sombre qu’il ne le laisse entrevoir. On fait état notamment du dossier nucléaire, des forêts, du transport, des mines, des barrages électriques, de la dépendance au pétrole et du dossier des changements climatiques. – Le Devoir
    • L’Agence de protection de l’environnement américain a confirmé qu’elle comptait déposer un règlement pour imiter les normes californiennes et québécoises en matière d’émissions polluantes pour les voitures. – Métro, Le Devoir

    Crédit : Sergeo Kirby

    Crédit : Sergeo Kirby

    Le 15 décembre dernier, je vous avais transmis l’invitation de l’artiste de rue Roadsworth à participer devant le 24 rue Sussex à Ottawa (la résidence du premier ministre) à une partie de hockey contre Harper, placé symboliquement devant le filet à défendre des intérêts pétroliers.

    L’événement a été une belle réussite : une bonne dizaine de médias étaient présents. Merci et félicitations aux organisateurs et aux marticipants!

    La proposition secrète de plafonnement et échange confirme que le Canada n’a pas l’intention d’atteindre ses cibles de réduction de GES d’ici 2020

    Des documents émanant Conseil des ministres présentent le plan du gouvernement pour une augmentation massive des émissions reliées au pétrole et au gaz d’ici 2020

    Selon le Climate Action Network–Réseau action climat Canada, des documents du Conseil des ministres dévoilés hier montrent que le système de plafonnement et échange prévu par le ministre de l’Environnement Jim Prentice est si faible qu’il est clair que le gouvernement fédéral n’a pas l’intention d’atteindre ses cibles de réduction des émissions de 2020. Les documents ont été décrits dans un reportage sur le réseau anglophone de la SRC et ont été analysés par des membres du Réseau action climat.

    Les documents révèlent que le gouvernement du Canada entend mettre en place une approche de réglementation des émissions des secteurs du pétrole et du gaz, manufacturier et minier qui est plus de trois fois plus faible que son plan « Prendre le virage » de 2008.

    « Le gouvernement ment aux Canadiennes et aux Canadiens, au Parlement et au monde entier », de dire Steven Guilbeault d’Équiterre. « Ces documents qui ont filtré montrent que le gouvernement du Canada a choisi de développer les sables bitumineux plutôt que de protéger notre climat. Le Canada négocie de mauvaise foi à Copenhague en demandant aux pays pauvres de faire plus tout en planifiant secrètement de faire moins de son côté. » Lire la suite >>>

    N’oublions pas qu’à Copenhague, il ne s’agit pas seulement des objectifs de réduction des gaz à émissions mais également de cash ! En effet, c’est d’argent dont ont besoin les pays en développement pour passer directement d’une croissance basée sur des énergies fossiles à des énergies propres. 

    D’après l’organisation CAN-International, qui regroupe 400 des plus grandes ONG environnementales dans le monde, les pays du Sud auront besoin de 195 milliards de $ US par an pour s’adapter aux changements climatiques en plus de l’aide internationale actuelle. Or, dans son bulletin d’aujourd’hui, CAN-International suggère que les subventions aux énergies fossiles des pays de l’OCDE se situent entre 57 et 150 milliards par an !! A cela s’ajoutent les pays producteurs qui subventionnent massivement la consommation domestique du pétrole dans le monde entier !!

    Selon une étude de l’Institut Pembina réalisée en 2006, l’industrie pétrolière et gazière canadienne recevrait 1,4 milliards de dollars par an en allégements fiscaux, sans parler des programmes d’infrastructures lancés par le fédéral (mais aussi par le Québec) pour relancer l’économie qui ne comportent quasiment aucun investissement dans l’énergie verte mais plutôt dans les infrastructures routières… 

    Pourquoi ne pas abolir ces subventions et rediriger les sommes économisées vers les pays en voie de développement ? 

    Alors à vous de demander à vos députés pourquoi donc est-ce qu’ils envoient autant d’argent dans le pétrole, qui est à l’origine même des changements climatiques, alors même qu’ils refusent de soutenir les Maldives, le Tuvalu ou le Bangladesh…?

    Sidney Ribaux 
     

    ci-joint un lien vers le bulletin ECO de CAN-International: 
    http://www.climatenetwork.org/eco/copenhagen-2009/ECOCoP15-7.pdf 

     


    Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a décidé de subventionner la recherche sur la technologie du piégeage et du stockage du CO2 (PSC) appliquée aux sables bitumineux de l’Alberta. Plus de 850 millions de dollars de fonds public ont été gracieusement offerts à l’industrie pétrolière ou aux centres de recherche qui la supporte. Le gouvernement de Stephen Harper croit que le PSC est susceptible de réduire d’environ de moitié les émissions de GES des sables bitumineux en 2020. C’est du moins ce que le défunt Cadre réglementaire sur les émissions industrielles de gaz à effet de serre de 2008 nous apprend.

    Or, un rapport publié en octobre dernier par le Cooperative Groupe et le World Wildlife Fund intitulé Carbon Capture and Storage in the Alberta Oil Sands : A Dangerous Myth nous apprend que dans le meilleur des cas, le PSC permettrait de capter de 30 % à 50 % des émissions de l’industrie des sables bitumineux. En plus, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, il faudra sans doute attendre la seconde moitié du siècle, avant que la technologie atteigne son plein déploiement et sa pleine efficacité.

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que le PSC n’est applicable qu’à des sources d’émissions importantes et fixes, ce qui ne permet pas de capter les émissions de toutes les activités entourant l’exploitation des sables bitumineux. Au mieux, on peut penser en capter 50 %, 60 % ?

    Il faut aussi tenir compte des coûts énergétiques de cette technologie, ce qui revient à dire au fond qu’il faut produire encore plus d’énergie et émettre davantage de CO2 pour réduire les émissions… sans compter que plus de production d’énergie à partir de matières fossiles signifie plus d’émissions d’oxydes de soufre et d’oxydes d’azote, de particules fines, etc.

    Et les coûts économiques? On estime à l’heure actuelle qu’il en coûterait entre 60$ et 250$ pour capter une seule tonne de CO2 à l’aide du PSC. Ce coût serait sans doute nettement supérieur au prix sur les marchés d’échange, du moins pour un temps, ce qui n’inciterait aucunement l’industrie à investir massivement dans cette technologie, mais plutôt de continuer à se servir de l’atmosphère comme aire de stockage (lire : comme poubelle) ou d’acheter des crédits supplémentaires à moindre coût pour atteindre d’éventuelles réductions de leurs émissions.

    Mais sans cadre règlementaire fédéral, pas de plafond absolu, pas de réductions à atteindre…

    Voici un petit calcul qui en dit bien long…

    Selon diverses projections, les émissions de l’industrie des sables bitumineux atteindraient entre 110 et 140 Mt, d’ici 2020. C’est trois fois plus qu’aujourd’hui.

    Si on reporte le maximum de 140 Mt en 2050 et que le Canada se donnait comme cible ce que la science prescrit comme étant le minimum requis pour limiter la hausse moyenne des températures à 2oC et empêcher les changements climatiques dangereux, soit 80 % sous les niveaux de 1990, le Canada devra émettre au plus 118 Mt de GES.

    Si, en 2050, le PSC permettait la réduction maximale espérée de 50 % des émissions des sables bitumineux, le budget carbone du Canada serait amputé dès le départ par les 70 Mt émis par les sables bitumineux.

    Il resterait à peine 48 Mt pour tous les autres secteurs d’activité au Canada…


    © Copyright équiterre. Tout droits réservés.