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Dans cette vidéo,  j’explique ce qui se passe à Barcelone, dernière rencontre pour préparer le terrain avant la rencontre de Copenhague où sera négocié la prochaine entente qui fera suite au Protocole de Kyoto.  Les enjeux sont très très élevés :

  • déterminer les cibles de réductions des pays industrialisés,
  • s’entendre sur ce que devront faire les pays émergents,
  • voir comment on peut aider les pays les plus pauvres de la planète à s’adapter aux changements climatiques (quel mécanisme, quel prix, qui paye?)
  • etc.

Est-ce qu’on peut être optimiste à un mois de Copenhague? Même si ça fait 14 ou 15 fois que je participe, ce n’est jamais facile…

Le Canada a remporté 3 prix fossiles du jour en … 3 jours ! C’est un score parfait !
Hier, mercredi, le Canada a remporté ce prix citron en raison de la déclaration du ministre de l’Environnement M. Prentice, qui a affirmé que le Canada allait remettre l’adoption d’un cadre réglementaire pour les grands pollueurs après le Sommet des Nations unies sur les changements climatiques à Copenhague. Un autre délai des Canadiens !

Les ONG du monde regroupées sous le Réseau action climat international ont dit au Canada : 3 prises, retiré !
Voici un extrait vidéo de la cérémonie d’ouverture de lundi de la remise des prix citrons.

Le trophée …
Désolée pour les images pas terribles, il me manque de pratique !

Le Canada a remporté 3 fossiles du jour en 3 jours !

Le Canada a remporté 3 fossiles du jour en 3 jours !

Salut, des manifestants espagnols embarrent à l’intérieur les négociateurs. « Pas question de sortir, négociez » scandent-ils en catalan. Nous sommes littéralement pris ensemble, en-dedans. Tant mieux !

Une carte interactive sur les conséquences planétaires des changements climatiques a été mise en ligne par le gouvernement britannique. La carte montre certains des impacts sur l’agriculture, les phénomènes météorologiques extrêmes, le niveau des océans et autres si la température moyenne augmente de 4 degrés Celsius par rapport aux valeurs pré-industrielles. La carte est établie en fonction de 23 modélisations informatiques basées sur les plus récentes données scientifiques.

Rappelons que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat établit à 2 degrés Celsius le seuil de l’accroissement des températures moyennes planétaires au-delà duquel l’adaptation des humains deviendra très difficile. Lancée par le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, David Miliband, la carte est un outil supplémentaire pour presser la communauté internationale à en arriver à un accord ambitieux à Copenhague, en décembre.

C’est ce matin que débutent la rencontre des Nations unies sur le climat à Barcelone. Excitant ! Les représentants des ONG du monde attendaient ce matin les négociateurs des pays avec un message clair : il est temps d’agir pour lutter contre les changements climatiques. Nous étions une centaine, avec horloges et cadrans, à faire aller nos sonnettes pour les délégués.

Virginie Lambert-Ferry de Greenpeace Québec en entrevue.

Virginie Lambert-Ferry de Greenpeace Québec en entrevue.

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Source de l'image : Le devoir

Source de l'image : Le devoir

Demain, c’est le grand jour : le jour des élections municipales ! On vous invite à exercer votre droit de vote, car il s’agit d’un geste très important. Consultez les programmes électoraux pour mieux connaître les engagements des partis en lice pour la lutte aux changements climatiques et faites entendre votre voix!

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Quelque 200 manifestants écologistes ont interrompu la période de questions à la Chambre des communes lundi après-midi. Ils ont scandé des slogans pendant un échange de questions, ce qui a forcé le président de la Chambre à suspendre brièvement la séance.

Les jeunes militants écologistes ont mené leur manifestation éclair depuis une galerie réservée aux visiteurs. Ils voulaient dénoncer l’inaction du gouvernement fédéral sur la question des changements climatiques.

Les manifestants ont été escortés à l’extérieur du parlement par des agents de sécurité.

Selon les premières informations, des manifestants auraient subi des blessures.

Des dizaines de manifestants se sont aussi rassemblés à l’extérieur des édifices du parlement pour dénoncer l’immobilisme des partis conservateur et libéral sur la question des changements climatiques.

Source : Radio-Canada

… en invitant un conférencier !

Demandez à votre organisation d’offrir une conférence sur les nombreux enjeux liés aux changements climatiques et les moyens concrets de participer à cette lutte collective.

Autres conférences sur les changements climatiques :

Pour plus d’information : equiterre.org/outils/conferences/

L’ultimatum climatique est une campagne s’intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques.

Image 14Copenhague : aboutissement d’un cycle de négociations onusiennes sur le climat

Le Sommet de Copenhague s’inscrit dans le cadre des négociations entourant la mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée au Sommet de la Terre de Rio en 1992. L’objectif de cette convention est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique (art.2).

L’objectif de la conférence de Copenhague est l’adoption d’un instrument international qui sera soumis ultérieurement à la ratification des états (« les parties »). Cet instrument déterminera les droits et obligations des parties en matière de lutte aux changements climatiques, au cours de la deuxième période d’engagement (2013-2020). Ce nouveau traité succédera (ou prolongera) le Protocole de Kyoto, instrument international de mise en œuvre de la CCNUCC, dont certaines obligations envers les pays industrialisés ne portent que sur la période 2008-2012.

Les enjeux de Copenhague
L’objectif de la conférence de Copenhague est de prolonger l’action internationale après la 1ère Période d’engagement du Protocole de Kyoto (2008-2012) et, entre autres,

  • de fixer des objectifs plus importants de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la part des pays industrialisés;
  • d’encadrer les efforts de réduction de la croissance des émissions des économies émergentes;
  • de soutenir l’adaptation des pays en développement faisant face aux impacts des changements climatiques;
  • et de soutenir le développement durable des pays en développement.

Le « Grand Deal » de Copenhague
Les contours d’une entente à Copenhague comprennent :

  • Un engagement substantiel des pays industrialisés à réduire davantage leurs émissions de GES d’ici 2020
  • Un engagement des pays industrialisés à soutenir financièrement l’adaptation et le développement durable des pays en développement
  • Un engagement des économies émergentes (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Indonésie, Mexique) à réduire la croissance de leurs émissions de GES, par le biais de NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Actions).
  • Une entente sur le rôle des puits de carbone, notamment des forêts, dans les mesures de mitigation des émissions de GES (REDD)

Les nœuds des négociations
Les négociations actuelles se heurtent aux obstacles suivants :

  • Un faible niveau d’ambition de la part des pays industrialisés quant à leurs futures cibles de réductions. Alors que le GIEC indique clairement qu’une réduction des émissions des pays industrialisés de l’ordre de -25% à -40% de leurs émissions sous leurs niveaux de 1990 d’ici 2020 est indispensable afin d’éviter un seuil de réchauffement de 2°C, les pays industrialisés mettent présentement sur la table des objectifs insuffisants :
    • Europe (-20% à -30% )
    • Canada (-3%)
    • Japon (-25%)
    • États-Unis (-17 à -23%, selon le projet de Loi Waxman-Markey)
  • Une réticence des pays industrialisés à s’entendre sur une offre de soutien financier aux pays en développement. Gordon Brown, premier ministre de la Grande-Bretagne, a récemment proposé un soutien de l’ordre de 100 milliards de dollars par année et indiqué que la Grande-Bretagne était prête à faire sa part. Des mécanismes visant à générer de telles sommes substantielles sont présentement en discussion. Ils incluent :
    • une taxe sur l’aviation ou sur les transactions financières internationales,
    • le produit de la vente aux enchères des droits d’émissions dans les pays industrialisés,
    • ou encore l’augmentation des niveaux publics d’aide au développement.
  • Le refus des pays en développement, y compris les économies émergentes, de prendre – dans le cadre d’un traité international – des engagements contraignants de réduction de la croissance de leurs émissions si les pays industrialisés n’augmentent pas leurs cibles de réduction pour la période 2013-2020 et ne confirment pas le soutien financier qui leur serait consacré ainsi que son ordre de grandeur.

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