CBC News propose de voter sur cette question : L’approche canadienne en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre est-elle adéquate ?
Voici les résultats en ce moment, merci d’ajouter votre voix en votant ici >>>
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C’est du Sommet de l’ONU à Copenhague que vient d’être lancé aujourd’hui la campagne « Ours polaires sur glaces éphémères ». « Ce projet artistique a pour but de sensibiliser et de mobiliser la jeunesse et la population canadienne à l’urgence d’agir contre les changements climatiques, et aussi de les sensibiliser aux menaces qu’ils font peser notamment sur les populations du Nord », explique Rita Novalinga, directrice générale de la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec qui dessert 14 communautés inuites.
« L’Arctique est l’océan le plus touché par la fonte de la calotte glacière due au réchauffement climatique. Cela entraîne des changements radicaux des modes de vie traditionnels et des habitudes alimentaires des Inuits qui dépendent de plus en plus de la nourriture importée du Sud. Nous devons donc agir !», ajoute Janice Grey, représentante inuite présente à Copenhague.
À l’initiative de la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec, de l’Hôtel de Glace et d’Équiterre, la campagne « Ours polaires sur glaces éphémères » comportera deux volets. Le premier permettra d’amener au Canada un ours polaire hors du commun, le troisième du genre au monde. Il s’agit d’une sculpture de glace façonnée par Peter Boyle, sculpteur inuit, qui recouvre un squelette d’ours en bronze réalisé par Mark Coreth, artiste britannique. Cette œuvre de métal et de glace sera dévoilée à Québec devant le Parlement à la fin janvier dans le cadre du Carnaval de Québec. Elle sera ensuite exposée à Ottawa en février, à l’occasion du Bal des Neiges. Lire la suite >>>
Encouragés par Steven Guilbeault d’Équiterre en direct de Copenhague, de Laure Waridel, d’Hugo Latulippe et d’autres acteurs prenant la parole lors l’événement « Sauvons le père Noël – le Pôle Nord fond », le 12 décembre, les citoyens ressemblés ont dansé joyeusement sur la chanson « Le déni de l’évidence » de Mes Aïeux.
Aujourd’hui avait lieu un grand événement de mobilisation à la lutte aux changements climatiques intitulé « Sauvons le Père Noël – le Pôle Nord fond » au Centre-Ville de Montréal organisé par une dizaines d’organisations. Dans son discours, Laure waridel, cofondatrice d’Équiterre, vous invite à téléphoner à Harper pour lui demander des engagements réels en changements climatiques : 1 866 599-4999 (une fois la communication établie, demandez la boîte vocale du premier ministre)
Participez au vote pour le Grand Prix de la Sirène en Colère et aidez à choisir quelle entreprise ou lobby en fait le plus pour saboter toute action efficace contre le changement climatique.
Vous pouvez voter jusqu’au 13 décembre.
Le Grand Prix de la Sirène en Colère a été organisé pour montrer le rôle pervers des lobbyistes des multinationales et pour mettre en lumière ces groupes d’affaires et entreprises qui ont fait les efforts les plus considérables pour saboter les négociations climatiques, et les autres mesures relatives au climat, tout en promouvant de fausses solutions, bien souvent profitables. Pour plus d’info : http://www.angrymermaid.org/fr
Le maire de Toronto David Miller accepte les 1ers et 2es prix du Fossile du jour du Canada
Le Canada semble bien décidé à ajouter à sa collection de prix du Fossile du jour, affirmant avec succès suffisamment de choses destructrices au cours des 24 dernières heures pour remporter, aujourd’hui, les première et deuxième places du prix du Fossile du jour. Ce « prix », remis aux pays qui freinent les progrès au Sommet sur le climat des Nations Unies, est remis chaque jour par une coalition de 400 ONG internationales émérites.
Il est particulièrement important de mentionner la volonté du maire de Toronto David Miller d’assister aux cérémonies entourant les prix du Fossile du jour afin d’accepter ces prix non prestigieux au nom du Canada.
« C’est avec déception et regret que je reçois, aujourd’hui, les première et deuxième places des prix du Fossile du jour », de dire le maire de Toronto David Miller, président du Groupe des grandes villes pour le climat C40. « En tant que maire de la plus importante ville au Canada, je peux assurer au reste du monde qu’il y a du leadership au Canada. Les gouvernements provinciaux et municipaux prennent la question des changements climatiques au sérieux, même si le gouvernement fédéral fait preuve d’inertie. Nous devons envoyer au gouvernement Harper le message que les Canadiennes et les Canadiens trouvent cette situation inacceptable et que nous voulons de véritables actions à Copenhague. Nous nous attendons à ce que le gouvernement appuie un accord équitable, ambitieux et obligatoire. »
1ère place du prix du Fossile du jour :
Rien ne mérite plus le prix du Fossile du jour que ça : hier, le ministre de l’Environnement du Canada Jim Prentice a dit « qu’il est dans l’intérêt du Canada de remplacer le Protocole de Kyoto par un nouvel accord ». Il n’a pas expliqué si c’est parce qu’il a peur de confronter le comité de contrôle de l’application de Kyoto ou si c’est parce qu’il espère que personne ne remarquera que la cible actuelle du Canada pour 2020 (3 % sous le niveau de 1990) est plus faible que celle promise pour répondre au Protocole de Kyoto (6 %).
2e place du prix du Fossile du jour :
Le négociateur en chef du Canada a maintenu aujourd’hui que la cible de son pays de -3 % sous les niveaux de 1990 est basée sur la science. Pourtant, la dernière fois que nous avons vérifié, le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat recommandait des cibles de -25 % a -40 % sous les niveaux de 1990. Le Concile suprême des prix Fossiles du jour ne peut que conclure qu’il ne faisait pas du tout référence à la science, mais plutôt à la science des mathémathiques, parce que -3 % est, bien sûr, un chiffre (mais un bien petit). Parlant de mathématiques, le Canada s’est engagé dans le cadre du protocole de Kyoto à atteindre -6 % sous les niveaux de 1990. Oups !
En outre, quand on a demandé au négociateur en chef s’il pensait que sa cible « basée sur la science » du Canada protégerait la fonte de la glace de mer l’été dans le passage du Nord-Ouest, il a répondu assez précisément qu’il n’est pas un scientifique et que, par conséquent, il ne peut pas prédire la fonte de la glace de mer.
Canada, nous vous donnons une retenue. Il est temps que vous retourniez en classe pour reprendre le cours de science climatique 101.
Il semble également que le ministre de l’Environnement du Canada souffre d’un grave cas de jalousie du RAC. Hier, il a inventé son propre prix, le « Prix de la foutaise du jour » (hot air), et il a essayé de le remettre à un groupe environnemental canadien. C’est un véritable honneur d’être reconnu pour de la foutaise par ce gouvernement, qui en est le maître absolu, mais nous devons malheureusement refuser. Nous sommes désolés Monsieur le ministre, mais vous devrez adhérer à un accord équitable, ambitieux et obligatoire avant nous considérions votre demande d’adhésion au RAC.
Le Premier ministre Harper parlera au nom de qui à Copenhague?
Un récent sondage auprès de la population canadienne indique que 74 % des Canadiens sont d’avis que le gouvernement Harper doit aller plus loin dans la lutte aux changements climatiques et se doter d’un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux. Fait surprenant, les deux-tiers des Albertains sont également d’avis que le gouvernement fédéral doit en faire davantage.

Invités à dire s’ils croient que le gouvernement fédéral devrait se donner des cibles plus ambitieuses, d’un niveau comparable à celui de provinces comme le Québec (-20%), l’Ontario ( 15%) et la Colombie-Britannique (-14%), 48 % des répondants ont indiqué être tout à fait d’accord et 26 % plutôt d’accord avec cette affirmation.
Les résultats de ce sondage contredisent clairement le ministre fédéral de l’Environnement, Jim Prentice, qui affirmait lundi dernier en Chambre : «Monsieur le Président, je le répète, notre cible est claire, tout comme le sont notre plan et notre politique, et ils ont l’appui des Canadiens. »
Pour en savoir plus : http://www.equiterre.org/organisme/sallePresse/communiques.php#20091210b
Dans cette vidéo, j’explique en quoi Copenhague est une ville verte et que le gouvernement canadien devrait s’en inspirer.
Salut, la revue Macleans fait présentement un sondage en ligne. À l’heure actuelle, 67% des répondants disent que les changements climatiques sont un mythe et que le gouvernement fédéral ne devrait rien faire à ce propos.
Merci de changer ce résultat !
Pour voter !
Organiser une conférence internationale sur le climat sans se préoccuper de l’empreinte environnementale de l’événement, impossible! Le Danemark a ainsi augmenter ses initiatives visant un modèle de lutte contre le réchauffement climatique. De beaux efforts et de petits bémols.
Quels sont ces efforts?
Toutefois, au cours de la semaine prochaine, l’arrivée des délégations ministérielles puis des Chefs d’Etat va venir intensifier les négociations et plusieurs prendront l’avion. L’empreinte carbone de l’événement est ainsi estimé par certains à 41 000 tonnes de CO2, soit les émissions annuelles d’un pays en développement «moyen».
source: fneasso.fr