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climateDans l’actualité ce matin :

  • Hydro-Québec verse 150 millions de dollars chaque année depuis trois ans pour maintenir la centrale de cogénération de Bécancour qui ne produit aucune électricité pour la société d’État. En trois ans de pénalités, nous avons pratiquement remboursé les coûts de construction de la centrale – Journal de Montréal
  • Si le Canada devient le principal fournisseur de pétrole des États-Unis grâce notamment au pétrole de l’Alberta, le Canada pourrait devenir une cible de choix pour les terroristes. – La Presse
  • En plus de la politique qui interdit aux scientifiques d’Environnement Canada de parler aux médias, un document invite les scientifiques à se demander si leur publication « est importante et pertinente aux politiques, priorités et réglementations principales du gouvernement » avant de la soumettre pour approbation, ce que le Bloc québécois a déploré. M. Prentice indique que personne n’a été muselé. – La Presse, Le Devoir
  • Une douzaine de petites centrales hydroélectriques pourraient être construites au Québec à la suite de l’appel d’offres d’Hydro-Québec qui s’est terminée hier. HQ compte acheter 150 mégawatts pendant 20 ans. – La Presse
  • Article sur l’Expo Mangez Santé et vivre vert. Manger est l’outil le plus puissant pour sauver la planète et la santé. Mention du Défi climat. – Le Devoir
  • Les Bixi feront leur apparition plus tôt que le 1er mai et coutera probablement moins cher que l’an dernier – The Gazette
  • La demande en pétrole des pays industrialisés semble avoir atteint son sommet à cause de l’augmentation de l’efficacité, de la conservation et la substitution du pétrole. – The Gazette
  • Deux résidents de St-Adèle ont créé une maison à partir de containers recyclés et proposent de vendre des « kits » pour reproduire leur construction ailleurs. – The Gazette
  • Une compagnie britannique propose de créer le Sonoma Mountain Village qui sera une communauté « zero-waste » en Californie. – The Gazette
  • Discussion entre Sarah Elton, auteure de Locavore et Pierre Desrochers, professeur à l’Université de Toronto qui parle de l’achat local vs. la mondialisation. – Globe and Mail

climate

  • Ottawa renouvellera son soutien à l’industrie de l’hydrogène, ce matin, à Vancouver. Cette industrie a couté jusqu’à 400 millions à ce jour, est décriée par plusieurs experts des transports qui exigent la fin immédiate des subventions à une filière énergétique qui n’a aucun avenir. Bien que les véhicules qui utilisent l’hydrogène n’émette aucun GES, la production et le transport de l’hydrogène sont très polluants. – La Presse
  • Un pétition signée par 1400 étudiants gradués demande à Ottawa des fonds pour financer le Canadian Foundation for Climate and Atmospheric Sciences qui menace de fermer si des fonds supplémentaires ne sont pas injectés. – The Gazette
  • Les derniers propos de Jim Prentice sur le fait que le Canada adopterait les mêmes lois que Washington sur les normes des émissions des véhicules font dire à l’opposition que Monsieur Prentice se cache derrière les jupes de l’administration Obama et que le gouvernement utilise sans cesse le plus petit dénominateur commun dans le domaine des changements climatiques. - Le Devoir
  • Le député Maxime Bernier estime que les révélations qui éclaboussent le GIEC confirment la sagesse du gouvernement Harper. C’est ce qu’il dit dans une lettre ouverte dans La Presse ce matin à titre personnel. Le Dr Laprise qui fait partie du GIEC est indigné et le cabinet de Monsieur Prentice se distancie de la lettre. – La Presse

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C’est le jour de mon départ. Un départ en direction de Copenhague, mais aussi – je l’espère – vers un avenir plus écologique, équitable et solidaire.

À quelques jours du début de la conférence, une fois de plus, je retiens mon souffle. Depuis la conférence de Montréal, en 2005, j’ai suivi de près les rencontres sur le climat : ce qui est dit, ce qui est fait ou pas, la façon dont la vie est négociée…

La semaine dernière, le Bloc déposait une motion au Parlement. Le constat ne pourrait être plus clair : la population canadienne souhaite que le Canada prenne un véritable virage vert. À ce propos, le Ministre de l’Environnement Jim Prentice a affirmé au Parlement que son gouvernement espérait un accord à Copenhague. Il a toutefois ajouté : « One thing the Conservative government will never do is fly over to Copenhagen, pull a target out of the air that is ill-suited to our industrial base, to our geography, and agree to damaging the Canadian economy. [27 novembre 2009] »

Une fois de plus, le Ministre n’a rien compris. Il ne subsiste aucun antagonisme entre la sphère de l’économie et celle de l’environnement. Le Ministre devra refaire ses devoirs.

Il reste donc beaucoup à faire ! Dans le dossier des changements climatiques, je crois que chacun a un rôle à jouer et, qu’un geste à la fois, nous pouvons influencer les décideurs politiques qui nous représentent pour qu’enfin ils deviennent de vrais leaders.

Le futur nous appartient. À nous de jouer !

REMERCIEMENTS     Grand-maman, la section locale 62 de Bombardier (Syndicat des employés du centre de finition de Bombardier Aéronautique), le Pensionnat des Sacrés-Coeurs, et tous les citoyens de Mont-Saint-Hilaire qui ont eu la surprise de me voir cogner à leur porte ! Merci également pour vos commentaires.

Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a décidé de subventionner la recherche sur la technologie du piégeage et du stockage du CO2 (PSC) appliquée aux sables bitumineux de l’Alberta. Plus de 850 millions de dollars de fonds public ont été gracieusement offerts à l’industrie pétrolière ou aux centres de recherche qui la supporte. Le gouvernement de Stephen Harper croit que le PSC est susceptible de réduire d’environ de moitié les émissions de GES des sables bitumineux en 2020. C’est du moins ce que le défunt Cadre réglementaire sur les émissions industrielles de gaz à effet de serre de 2008 nous apprend.

Or, un rapport publié en octobre dernier par le Cooperative Groupe et le World Wildlife Fund intitulé Carbon Capture and Storage in the Alberta Oil Sands : A Dangerous Myth nous apprend que dans le meilleur des cas, le PSC permettrait de capter de 30 % à 50 % des émissions de l’industrie des sables bitumineux. En plus, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, il faudra sans doute attendre la seconde moitié du siècle, avant que la technologie atteigne son plein déploiement et sa pleine efficacité.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le PSC n’est applicable qu’à des sources d’émissions importantes et fixes, ce qui ne permet pas de capter les émissions de toutes les activités entourant l’exploitation des sables bitumineux. Au mieux, on peut penser en capter 50 %, 60 % ?

Il faut aussi tenir compte des coûts énergétiques de cette technologie, ce qui revient à dire au fond qu’il faut produire encore plus d’énergie et émettre davantage de CO2 pour réduire les émissions… sans compter que plus de production d’énergie à partir de matières fossiles signifie plus d’émissions d’oxydes de soufre et d’oxydes d’azote, de particules fines, etc.

Et les coûts économiques? On estime à l’heure actuelle qu’il en coûterait entre 60$ et 250$ pour capter une seule tonne de CO2 à l’aide du PSC. Ce coût serait sans doute nettement supérieur au prix sur les marchés d’échange, du moins pour un temps, ce qui n’inciterait aucunement l’industrie à investir massivement dans cette technologie, mais plutôt de continuer à se servir de l’atmosphère comme aire de stockage (lire : comme poubelle) ou d’acheter des crédits supplémentaires à moindre coût pour atteindre d’éventuelles réductions de leurs émissions.

Mais sans cadre règlementaire fédéral, pas de plafond absolu, pas de réductions à atteindre…

Voici un petit calcul qui en dit bien long…

Selon diverses projections, les émissions de l’industrie des sables bitumineux atteindraient entre 110 et 140 Mt, d’ici 2020. C’est trois fois plus qu’aujourd’hui.

Si on reporte le maximum de 140 Mt en 2050 et que le Canada se donnait comme cible ce que la science prescrit comme étant le minimum requis pour limiter la hausse moyenne des températures à 2oC et empêcher les changements climatiques dangereux, soit 80 % sous les niveaux de 1990, le Canada devra émettre au plus 118 Mt de GES.

Si, en 2050, le PSC permettait la réduction maximale espérée de 50 % des émissions des sables bitumineux, le budget carbone du Canada serait amputé dès le départ par les 70 Mt émis par les sables bitumineux.

Il resterait à peine 48 Mt pour tous les autres secteurs d’activité au Canada…


Quebec

Le gouvernement du Québec a lancé aujourd’hui un site sur ses démarches d’ici Copenhague : QuebecversCopenhague.gouv.qc.ca

Selon le communiqué de presse émis à ce sujet, le site permettra de

  • « faire connaître les événements et activités liées à la lutte contre les changements climatiques auxquelles le gouvernement du Québec participera »
  • « renseigner les internautes sur les grandes politiques mises en œuvre par le gouvernement du Québec
  • et « dresser l’historique de la lutte contre les changements climatiques au Québec et dans le monde. »

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