Un plan de communication égaré par un négociateur révèle que les Américains ne veulent pas d’un traité contraignant sur le climat à Cancun et qu’ils se contenteront d’avancées sur quelques uns des volets. Les États-Unis entendent moduler l’aide promise dans l’accord en fonction de l’appui des pays en développement à la stratégie étasunienne. Le Canada a par ailleurs gagné un prix fossile lors de cette conférence pendant que les groupes environnementaux se mobilisent pour que le Parti libéral vote en faveur du projet de loi C311. – Le Devoir
Onze sociétés de transport distribueront des titres de transport gratuits pour le Jour de la Terre, dans le cadre de la campagne « Amène un ami », pour faire découvrir le transport en commun. – 24 heures, Métro
Le Canada a réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 2,1% en 2008 comparativement à 2007. On attribue cette baisse à l’augmentation de l’usage de l’hydroélectricité et au ralentissement de l’économie. En mégatonnes la production de GES était de 592 en 1990, de 721 en 2006, de 750 en 2007 et de 734 en 2008 . Le Canada compte implanter d’autres normes semblables à celle sur les véhicules pour les véhicules lourds, les trains et les avions notamment. – La Presse
Après une expérience positive de deux semaines l’année dernière, Ville-Marie a décidé d’étendre la piétonnisation de la rue Saint-Paul Est pendant tout l’été au tronçon situé entre la rue du Marché Bonsecours et le boulevard St-Laurent. – 24 heures
Un mouvement citoyen, « Carrotmob », qui utilise son pouvoir d’achat pour favoriser les changements sociaux, a été mis en place à travers cinq continents. Par exemple, plus de 200 consommateurs se sont rendus faire leurs achats dans une épicerie qui avait convenu de prendre tous les profits de cette journée pour améliorer l’efficacité énergétique du magasin. – Globe and Mail
Le programme « De mégatonnes à mégawatts » signé en 1994 par les États-Unis et la Russie qui permet d’éclairer les foyers américains avec l’uranium des ogives nucléaires de la Guerre froide est le programme de non-prolifération nucléaire le plus réussi de l’histoire. – La Presse
Le nouveau plan pour le complexe Turcot restera secret pour plusieurs semaines encore, selon Richard Bergeron, malgré les demandes notamment du CRE Montréal. – The Gazette
Le MTQ assure que les discussions se poursuivent avec la Ville de Montréal pour bonifier le projet du complexe Turcot et nie les informations selon lesquelles le projet final aurait été déposé. Le maire Tremblay est convaincu que le gouvernement tiendra compte des préoccupations de la Ville en matière de transports collectifs et d’intégration urbaine. – Le Devoir
Hydro-Québec verse 150 millions de dollars chaque année depuis trois ans pour maintenir la centrale de cogénération de Bécancour qui ne produit aucune électricité pour la société d’État. En trois ans de pénalités, nous avons pratiquement remboursé les coûts de construction de la centrale – Journal de Montréal
Si le Canada devient le principal fournisseur de pétrole des États-Unis grâce notamment au pétrole de l’Alberta, le Canada pourrait devenir une cible de choix pour les terroristes. – La Presse
En plus de la politique qui interdit aux scientifiques d’Environnement Canada de parler aux médias, un document invite les scientifiques à se demander si leur publication « est importante et pertinente aux politiques, priorités et réglementations principales du gouvernement » avant de la soumettre pour approbation, ce que le Bloc québécois a déploré. M. Prentice indique que personne n’a été muselé. – La Presse, Le Devoir
Une douzaine de petites centrales hydroélectriques pourraient être construites au Québec à la suite de l’appel d’offres d’Hydro-Québec qui s’est terminée hier. HQ compte acheter 150 mégawatts pendant 20 ans. – La Presse
Article sur l’Expo Mangez Santé et vivre vert. Manger est l’outil le plus puissant pour sauver la planète et la santé. Mention du Défi climat. – Le Devoir
Les Bixi feront leur apparition plus tôt que le 1er mai et coutera probablement moins cher que l’an dernier – The Gazette
La demande en pétrole des pays industrialisés semble avoir atteint son sommet à cause de l’augmentation de l’efficacité, de la conservation et la substitution du pétrole. – The Gazette
Deux résidents de St-Adèle ont créé une maison à partir de containers recyclés et proposent de vendre des « kits » pour reproduire leur construction ailleurs. – The Gazette
Une compagnie britannique propose de créer le Sonoma Mountain Village qui sera une communauté « zero-waste » en Californie. – The Gazette
Discussion entre Sarah Elton, auteure de Locavore et Pierre Desrochers, professeur à l’Université de Toronto qui parle de l’achat local vs. la mondialisation. – Globe and Mail
Si 50 000 personnes s’engagent à accomplir au moins un geste parmi les 31 proposés dans le cadre du Défi climat 2010, ce sera l’équivalent de 20 000 voitures qui seraient retirées des routes soit, 70 000 tonnes de GES émis en moins. Le défi est maintenant ouvert à tous les québécois. – Metro
Bien que le climategate fasse jaser sur les blogues et auprès de la presse à sensation, ça ne semble pas miner la réalité du réchauffement climatique auprès des gouvernements. L’ONU a cependant demandé une analyse des processus scientifiques du GIEC qui ne suppose aucune remise en question du réchauffement climatique. – Le Devoir, La Presse, Globe and Mail
Lettre ouverte de René Laprise, professeur de l’UQAM, qui déplore la fin de la FCSCA et que le gouvernement balaie de la main 20 ans de progrès canadiens alors que les réalisations scientifiques en prévision météorologique et en physique du climat sont reconnues mondialement. – Le Devoir
L’Institut Pembina déplore le fait que le budget fédéral ne permettent pas de créer des emplois dans les énergies renouvelables, alors que le gouvernement américain dépense, par capita, 14 fois plus que le Canada pour le même secteur. – Globe and Mail
Une publication produite par le groupe américain National Audubon Society exhorte les politiciens de ce pays à adopter des politiques pour éviter l’utilisation de combustibles produits avec les sables bitumineux de l’Alberta. – Métro
L’Afrique du Sud a proposé son ministre du Tourisme Marthinus van Schalkwyk comme remplaçant d’Yvo de Boer aux Nations Unies sur le dossier du climat. – Métro
Sarkozy aimerait que l’énergie nucléaire se développe à l’intérieur de l’Union Européenne et que les gouvernements investissent dans cette forme d’énergie qu’il considère non polluante et propre. – The Gazette
Le centre de recherche sur le climat de l’UQAM fermera ses portes à la suite de l’annonce du gouvernement fédéral qui a décidé de ne pas renflouer les coffres de la FCSCA. Il s’agit de l’unique groupe universitaire canadien travaillant en physique du climat régional qui a mis deux décennies à acquérir une expertise internationale. – La Presse
Connie Hedegaard annonce aujourd’hui son plan pour faire avancer les négociations sur le climat après la « faible » entente de Copenhague. Un document de l’Union Européenne indique qu’il y a deux problèmes importants à régler : l’utilisation des permis de crédits d’émissions restant après la chute de l’Union soviétique et les règles peu restrictives pour les émissions liées à l’agriculture et la déforestation. – The Gazette
… toujours pas au menu du budget du gouvernement conservateur!
Équiterre constate encore une fois l’absence de leadership et le manque de vision du gouvernement canadien avec le dépôt du budget 2010 du ministre des Finances Jim Flaherty. Alors que plusieurs pays ont décidé d’investir dans les énergies renouvelables pour développer une économie faible en carbone, le gouvernement Harper, quant à lui, s’obstine toujours à ignorer cet aspect de l’économie. Ce budget constitue le premier test pour les conservateurs depuis l’Accord de Copenhague et ils ont échoué lamentablement », a déclaré Steven Guilbeault coordonnateur général adjoint d’Équiterre.
« Il n’y a que quelques miettes dédiées à l’environnement et à l’économie verte dans ce budget alors que d’autres pays comme la Chine, les Etats-Unis ou la Corée du Sud ont décidé d’investir massivement dans ce secteur. Le Canada en souffrira à long terme car le manque d’investissements notamment dans le développement des énergies renouvelables attirera les investissements vers d’autres pays qui auront su profiter de l’occasion », prévient M. Guilbeault.
Équiterre considère ainsi déplorable la disparition du programme ecoENERGIE, le seul programme dédié au développement et au financement des énergies renouvelables. « Le gouvernement Harper qui aime tant se conformer aux politiques américaines dans le dossier des changements climatiques devrait faire de même dans le domaine des énergies renouvelables. Les Etats-Unis ont investi, per capita, 14 fois plus que le Canada dans les énergies renouvelables en 2009-2010 », explique Monsieur Guilbeault. L’ajout de 8000 mégawatts en énergies renouvelables pourrait créer jusqu’à 8 000 emplois d’ici 2014 (Recommandations relatives au budget 2010 : Investir dans un avenir vert et prospère, www.greenbudget.ca/media_040210_fr.html)
Pour lire la suite >>>
Obama a annoncé hier que le gouvernement fédéral garantirait des prêts à hauteur de 8 milliards pour financer la construction de la première centrale nucléaire aux États-Unis depuis 30 ans. – Le Devoir
Nathalie Collard réagit à l’enquête Origine-Destination et indique que, pour convaincre encore plus de gens, il faut rendre le réseau actuel de transports en commun encore plus fiable, augmenter la fréquence et développer le réseau. – La Presse
Réplique de Jean-François Lisée à André Pratte sur l’impact économique des sables bitumineux sur le Québec. – Publié dans La Presse, à lire sur le blogue de l’auteur
Chronique d’Alain Dubuc sur l’étude de l’Institut économique sur l’achat local et le kilométrage alimentaire. Il conclut qu’il faut prendre cette étude pour ce qu’elle est, soit une occasion de se rendre compte que les choses sont complexes et que cela ne devrait pas servir à remettre en cause l’achat local, un choix qui se justifie plainement pour soutenir notre agriculture. – La Presse
Selon une nouvelle étude de l’Institut économique, l’achat local ne serait pas une bonne option pour réduire notre impact sur l’environnement, notamment à cause des avantages de certains modes de transport par rapport aux déplacements individuels et de l’efficacité supérieure de certains territoires au niveau de leur production alimentaire en raison de leur climat. – Commentaire d’Équiterre dans le Journal Métro
Le Jour de la Terre a souligné l’entrée en vigueur de Kyoto hier par l’événement Sauvons le hockey luttons contre les changements climatiques. – La Presse
Le gouvernement fédéral compensera les 7600 tonnes de GES émis pendant les Jeux Olympiques de Vancouver. Steven Guilbeault ne se dit pas impressionné. Il indique qu’il s’agit d’un exercice de relations publiques et il reproche au gouvernement de n’avoir aucune stratégie articulée de lutte contre les changements climatiques. – Métro
Alors, un petit récapitulatif des derniers prix citron remis aux pays ayant le plus nuient aux négociations à Copenhague… Encore une fois le Canada est à l’honneur… ou plutôt déshonneur !
Jour 10 :
1re place : Australie
2e et 3e place : Canada, Australie et Japon
Jour 9 :
1re place : États-Unis
2e place : les pays industrialisé qui ne font pas parties de l’Union européenne (Canada, États-Unis, Japon, Australie)
Pas de 3e place
Jour 8 :
1re place : États-Unis
2e place : Canada
3e place : Colombie et États-Unis
Ici au Bella Center de Copenhague, les ministres et chefs d’État prennent tour à tout la parle en plénière. Au nom de l’Union Européenne, le ministre suédois de l’Environnement, Andreas Carlgren, a lancé un appel pressant à la Chine et aux États-Unis, les deux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde. L’extrait ci-dessus, en version originale, vaut la peine d’être. Il donne un éclairage sur le ton et le contenu de certains des plus grands enjeux :
We fought hard to rescue the Kyoto protocol. We will do much better than our Kyoto target.
We want an agreement building on all essentials of the Kyoto protocol. However, the Protocol
alone cover less than a third of global emissions and will not be enough to win the battle
against climate change. We must strive for an agreement that is comprehensive, more
ambitious, with broader participation and legally binding for all.
Here in Copenhagen we want the key decisions that will lock in the substance of the
agreement. A legally binding regime should follow as soon as possible preferably within six
months.
EU, representing roughly a tenth of global emissions, is ready to adopt the target of 30
percent by 2020 in a global ambitious agreement. We use the conditional 30 percent
reduction as a lever to bring others with us to raised ambitions. We will keep that pressure!
Here I turn to the United States and China. Together you are responsible for half of the global
greenhouse gas emissions. You have different responsibilities and capabilities. From the
United States we expect, as from all developed counties, a legally binding economy-wide
commitment to reduce emissions. From China we expect binding actions. Your ability to
reduce emissions will be absolutely crucial. It is promising that you have come forward with
your contributions in an international context. However, the world needs more and we are
confident that you have the ability to deliver more. Let us be honest with each other: Together
your ambitions to limit emissions will make or break the world’s efforts to keep global
warming below 2 degrees Celsius. Therefore I turn to you, as a friend and a committed
partner, and I say: United States and China: unleash your full potential and thereby the
world’s efforts – make it possible for the world to stay below 2 degrees!
Let this be the place to take the decisive step to tackle the climate challenge. Let this be the
time to steer towards a low-carbon growth and poverty eradication. Let this be the hall where
we agree! Let us be able to look each other straight in the eyes and say: All in all, together
we are citizens of this incredibly beautiful planet and therefore we have to make this together.
La proposition secrète de plafonnement et échange confirme que le Canada n’a pas l’intention d’atteindre ses cibles de réduction de GES d’ici 2020
Des documents émanant Conseil des ministres présentent le plan du gouvernement pour une augmentation massive des émissions reliées au pétrole et au gaz d’ici 2020
Selon le Climate Action Network–Réseau action climat Canada, des documents du Conseil des ministres dévoilés hier montrent que le système de plafonnement et échange prévu par le ministre de l’Environnement Jim Prentice est si faible qu’il est clair que le gouvernement fédéral n’a pas l’intention d’atteindre ses cibles de réduction des émissions de 2020. Les documents ont été décrits dans un reportage sur le réseau anglophone de la SRC et ont été analysés par des membres du Réseau action climat.
Les documents révèlent que le gouvernement du Canada entend mettre en place une approche de réglementation des émissions des secteurs du pétrole et du gaz, manufacturier et minier qui est plus de trois fois plus faible que son plan « Prendre le virage » de 2008.
« Le gouvernement ment aux Canadiennes et aux Canadiens, au Parlement et au monde entier », de dire Steven Guilbeault d’Équiterre. « Ces documents qui ont filtré montrent que le gouvernement du Canada a choisi de développer les sables bitumineux plutôt que de protéger notre climat. Le Canada négocie de mauvaise foi à Copenhague en demandant aux pays pauvres de faire plus tout en planifiant secrètement de faire moins de son côté. » Lire la suite >>>