Le transport représente 13% des émissions de GES globales et environ 24% des émissions globales de CO2 liées à la combustion des carburants fossiles. Le transport routier domine le secteur avec 10 % et 17 % respectivement de ces émissions. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que la part du transport dans les émissions globales de CO2 croîtra de 45% d’ici 2030, passant de 28 Gt en 2006 à 40 Gt.
L’essentiel de cette hausse, provenant à 97% des pays en développement (AIE, 2009), est distinctement lié à la motorisation des habitants de ces pays. Dans les pays développés, où la motorisation et l’urbanisation continuent d’être des réalités, les émissions de CO2 du transport devraient stagner sur cette période, dû à l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules (AIE, 2009).
Le transport international (maritime et aérien), quant à lui, connaîtra une croissance de 40% de ses émissions de CO2 entre 2006 et 2030 (AIE, 2009). Les émissions de ce secteur sont toutefois considérées dans les négociations sous la Convention.
Cette situation, qui inquiètent beaucoup d’acteurs, pose deux problèmes fondamentaux auxquels la communauté internationale doit chercher des solutions :
- Comment éviter que les pays en développements, qui investissent actuellement dans leur infrastructure urbaine, n’empruntent le modèle occidental axé sur le transport routier porteur d’une empreinte écologique et socio-économique insoutenable.
- Comment réduire durablement les émissions de CO2 associées au transport dans les pays développés afin d’assurer que ces pays atteignent leurs objectifs et assument la part importante de réduction qui leur revient.
Il apparaît désormais incontournable de répondre à ces questions, car tous les efforts mondiaux d’atténuations des émissions de GES seront annihilés si on ne se préoccupe pas du secteur des transports domestiques.
À l’instar de plusieurs organisations internationales, Équiterre est convaincu que l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et la diminution de la teneur en carbone des carburants ne peuvent faire tout le travail. Pour réduire l’empreinte carbone du secteur des transports, il faudra inévitablement réduire les distances à parcourir et développer les transports collectifs et actifs, et ce partout sur le globe.
Spécialistes de l’urbanisme durable et des transports collectifs et actifs, sortez vos crayons et vos planches à dessins, car l’urbanité des pays en développement se dessine maintenant et celles de nos pays…est à redessiner.
Reste maintenant à la communauté internationale d’envoyer un signal clair quant à ces enjeux. D’ici là, décideurs de chez nous, soyez avertis, et n’attendez plus pour agir…


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