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Une carte interactive sur les conséquences planétaires des changements climatiques a été mise en ligne par le gouvernement britannique. La carte montre certains des impacts sur l’agriculture, les phénomènes météorologiques extrêmes, le niveau des océans et autres si la température moyenne augmente de 4 degrés Celsius par rapport aux valeurs pré-industrielles. La carte est établie en fonction de 23 modélisations informatiques basées sur les plus récentes données scientifiques.

Rappelons que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat établit à 2 degrés Celsius le seuil de l’accroissement des températures moyennes planétaires au-delà duquel l’adaptation des humains deviendra très difficile. Lancée par le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, David Miliband, la carte est un outil supplémentaire pour presser la communauté internationale à en arriver à un accord ambitieux à Copenhague, en décembre.

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Autres conférences sur les changements climatiques :

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L’ultimatum climatique est une campagne s’intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques.

Image 14Copenhague : aboutissement d’un cycle de négociations onusiennes sur le climat

Le Sommet de Copenhague s’inscrit dans le cadre des négociations entourant la mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée au Sommet de la Terre de Rio en 1992. L’objectif de cette convention est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique (art.2).

L’objectif de la conférence de Copenhague est l’adoption d’un instrument international qui sera soumis ultérieurement à la ratification des états (« les parties »). Cet instrument déterminera les droits et obligations des parties en matière de lutte aux changements climatiques, au cours de la deuxième période d’engagement (2013-2020). Ce nouveau traité succédera (ou prolongera) le Protocole de Kyoto, instrument international de mise en œuvre de la CCNUCC, dont certaines obligations envers les pays industrialisés ne portent que sur la période 2008-2012.

Les enjeux de Copenhague
L’objectif de la conférence de Copenhague est de prolonger l’action internationale après la 1ère Période d’engagement du Protocole de Kyoto (2008-2012) et, entre autres,

  • de fixer des objectifs plus importants de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la part des pays industrialisés;
  • d’encadrer les efforts de réduction de la croissance des émissions des économies émergentes;
  • de soutenir l’adaptation des pays en développement faisant face aux impacts des changements climatiques;
  • et de soutenir le développement durable des pays en développement.

Le « Grand Deal » de Copenhague
Les contours d’une entente à Copenhague comprennent :

  • Un engagement substantiel des pays industrialisés à réduire davantage leurs émissions de GES d’ici 2020
  • Un engagement des pays industrialisés à soutenir financièrement l’adaptation et le développement durable des pays en développement
  • Un engagement des économies émergentes (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, Indonésie, Mexique) à réduire la croissance de leurs émissions de GES, par le biais de NAMAs (Nationally Appropriate Mitigation Actions).
  • Une entente sur le rôle des puits de carbone, notamment des forêts, dans les mesures de mitigation des émissions de GES (REDD)

Les nœuds des négociations
Les négociations actuelles se heurtent aux obstacles suivants :

  • Un faible niveau d’ambition de la part des pays industrialisés quant à leurs futures cibles de réductions. Alors que le GIEC indique clairement qu’une réduction des émissions des pays industrialisés de l’ordre de -25% à -40% de leurs émissions sous leurs niveaux de 1990 d’ici 2020 est indispensable afin d’éviter un seuil de réchauffement de 2°C, les pays industrialisés mettent présentement sur la table des objectifs insuffisants :
    • Europe (-20% à -30% )
    • Canada (-3%)
    • Japon (-25%)
    • États-Unis (-17 à -23%, selon le projet de Loi Waxman-Markey)
  • Une réticence des pays industrialisés à s’entendre sur une offre de soutien financier aux pays en développement. Gordon Brown, premier ministre de la Grande-Bretagne, a récemment proposé un soutien de l’ordre de 100 milliards de dollars par année et indiqué que la Grande-Bretagne était prête à faire sa part. Des mécanismes visant à générer de telles sommes substantielles sont présentement en discussion. Ils incluent :
    • une taxe sur l’aviation ou sur les transactions financières internationales,
    • le produit de la vente aux enchères des droits d’émissions dans les pays industrialisés,
    • ou encore l’augmentation des niveaux publics d’aide au développement.
  • Le refus des pays en développement, y compris les économies émergentes, de prendre – dans le cadre d’un traité international – des engagements contraignants de réduction de la croissance de leurs émissions si les pays industrialisés n’augmentent pas leurs cibles de réduction pour la période 2013-2020 et ne confirment pas le soutien financier qui leur serait consacré ainsi que son ordre de grandeur.

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Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a été créé en 1988, afin d’évaluer les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, de cerner les conséquences possibles et d’envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation.

Les principales conclusions de son 4e rapport paru en 2007 sont très révélatrices, comme vous pouvez en jugez vous-même :

  • Le système climatique planétaire se réchauffe de façon non équivoque ;
  • La plus grande partie de la croissance de la température moyenne du globe depuis le milieu du XXe siècle est très certainement due à l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère en raison de l’activité humaine. La probabilité que le réchauffement soit dû aux seuls facteurs naturels est de moins de 5% ;
  • Le réchauffement causé par l’activité humaine et l’accroissement du niveau de la mer continueront au cours des prochains siècles, même si les concentrations de GES devaient être stabilisées. Par contre, l’ampleur du réchauffement et d’accroissement du niveau de la mer dépend de l’ampleur des mesures entreprises au cours du prochain siècle ;
  • Les températures mondiales peuvent augmenter entre 1,1°C et 6,4°C au cours du XXIe siècle, faisant probablement augmenter le niveau de la mer, les périodes de sécheresse, les vagues de chaleurs et les épisodes de pluies torrentielles. Le GIEC note des impacts actuels et futurs dans toutes les régions du monde, notamment le développement de maladies tropicales ainsi que des problèmes d’approvisionnement en eau (et ses impacts sur l’agriculture), entre autres impacts.

Le prochain rapport est prévu en 2014.

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