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climateLes nouvelles du jour :

  • Le bloc québécois et les péquistes demandent à leur tour que le projet d’inversion du pipeline Montréal-Portland fasse l’objet de consultations du BAPE. Le projet comporterait des risques environnementaux. – Le Devoir
  • Lettre ouverte de Virginie Lambert Ferry de Greenpeace sur la mission économique du Québec en Alberta. Elle affirme que Jean Charest joue les héros de l’environnement et se vante d’être un leader dans la lutte contre les changements climatiques, mais ne s’offusque pas que sa province tente de récolter les fruits du pétrole sale. – Métro

climateDans l’actualité ce matin :

  • Hydro-Québec verse 150 millions de dollars chaque année depuis trois ans pour maintenir la centrale de cogénération de Bécancour qui ne produit aucune électricité pour la société d’État. En trois ans de pénalités, nous avons pratiquement remboursé les coûts de construction de la centrale – Journal de Montréal
  • Si le Canada devient le principal fournisseur de pétrole des États-Unis grâce notamment au pétrole de l’Alberta, le Canada pourrait devenir une cible de choix pour les terroristes. – La Presse
  • En plus de la politique qui interdit aux scientifiques d’Environnement Canada de parler aux médias, un document invite les scientifiques à se demander si leur publication « est importante et pertinente aux politiques, priorités et réglementations principales du gouvernement » avant de la soumettre pour approbation, ce que le Bloc québécois a déploré. M. Prentice indique que personne n’a été muselé. – La Presse, Le Devoir
  • Une douzaine de petites centrales hydroélectriques pourraient être construites au Québec à la suite de l’appel d’offres d’Hydro-Québec qui s’est terminée hier. HQ compte acheter 150 mégawatts pendant 20 ans. – La Presse
  • Article sur l’Expo Mangez Santé et vivre vert. Manger est l’outil le plus puissant pour sauver la planète et la santé. Mention du Défi climat. – Le Devoir
  • Les Bixi feront leur apparition plus tôt que le 1er mai et coutera probablement moins cher que l’an dernier – The Gazette
  • La demande en pétrole des pays industrialisés semble avoir atteint son sommet à cause de l’augmentation de l’efficacité, de la conservation et la substitution du pétrole. – The Gazette
  • Deux résidents de St-Adèle ont créé une maison à partir de containers recyclés et proposent de vendre des « kits » pour reproduire leur construction ailleurs. – The Gazette
  • Une compagnie britannique propose de créer le Sonoma Mountain Village qui sera une communauté « zero-waste » en Californie. – The Gazette
  • Discussion entre Sarah Elton, auteure de Locavore et Pierre Desrochers, professeur à l’Université de Toronto qui parle de l’achat local vs. la mondialisation. – Globe and Mail

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Les nouvelles du jour :

  • Une publication produite par le groupe américain National Audubon Society exhorte les politiciens de ce pays à adopter des politiques pour éviter l’utilisation de combustibles produits avec les sables bitumineux de l’Alberta. – Métro
  • L’Afrique du Sud a proposé son ministre du Tourisme Marthinus van Schalkwyk comme remplaçant d’Yvo de Boer aux Nations Unies sur le dossier du climat. – Métro
  • Sarkozy aimerait que l’énergie nucléaire se développe à l’intérieur de l’Union Européenne et que les gouvernements investissent dans cette forme d’énergie qu’il considère non polluante et propre. – The Gazette
  • Le centre de recherche sur le climat de l’UQAM fermera ses portes à la suite de l’annonce du gouvernement fédéral qui a décidé de ne pas renflouer les coffres de la FCSCA. Il s’agit de l’unique groupe universitaire canadien travaillant en physique du climat régional qui a mis deux décennies à acquérir une expertise internationale. – La Presse
  • Connie Hedegaard annonce aujourd’hui son plan pour faire avancer les négociations sur le climat après la « faible » entente de Copenhague. Un document de l’Union Européenne indique qu’il y a deux problèmes importants à régler : l’utilisation des permis de crédits d’émissions restant après la chute de l’Union soviétique et les règles peu restrictives pour les émissions liées à l’agriculture et la déforestation. – The Gazette

iStock_revue de presseVos nouvelles à quelques jours de Copenhague..

  • Éditorial d’Alain Dubuc qui revient sur l’étude de la Fondation David Suzuki et l’Institut Pembina et sur le fait que le gouvernement Harper n’a pas l’intention de s’attaquer sérieusement au problème des GES pour que rien n’affecte la croissance de l’Alberta. On peut se consoler en se disant que l’on a peu près des objectifs similaires à ceux d’Obama mais la différence est qu’il vise sans doute à dépasser ses cibles alors que notre gouvernement ne les atteindra probablement pas – La Presse
  • Selon un sondage de Léger marketing, les gens ont plus discuté de l’émission d’Occupation double (37%) que de la position du Canada sur les changements climatiques (31%) – Journal de Montréal
  • Pas question de laisser Ottawa refiler à la province pétrolière les tonnes de GES qu’éliminera le Québec selon Line Beauchamp, réagissant aux données sur la répartition du fardeau de réduction au pays. La ministre demande au gouvernement fédéral de rédéfinir à la hausse ses objectifs de réduction sur la base de 1990 – Le Devoir
  • Plus de 98 leaders seront à Copenhague, ce qui est encourageant sur la finalité du traité selon le premier ministre danois – The Gazette
  • Alors que la déforestation est l’enjeu dont on entend le moins parlé, il s’agit de l’enjeu qui a le plus avancé dans les négociations des Nations unies sur le climat- The Gazette
  • Le Pew Center s’inquiète de voir que les objectifs annoncés en vue de Copenhague par les pays industrialisés car ils sont loin d’être suffisants. Les objectifs annoncés jusqu’à maintenant (entre 13% et 19%) ne représente que la moitié des objectifs demandés par les scientifiques – Globe and Mail
  • Éditorial de Jeffrey Simpson sur les stratégies de « sortie ou d’évitement » du gouvernement du Canada en vue de Copenhague qui consistera soit à suivre les États-Unis coute que coute ou encore de demander des objectifs contraignants pour les grands pays en développement – Globe and Mail
  • Article sur le fait que les objectifs annoncés par la Chine  ne sont pas si ambitieux – Globe and Mail

iStock_revue de presseC’est plutôt tranquille dans les nouvelles ce matin, voici ce qui a attiré mon attention en matière de changements climatiques!

  • Les efforts conjugués du Québec, de la Colombie Britannique et de l’Ontario pourraient permettre à l’Alberta entre autres d’augmenter ses émissions de GES. Les réductions annoncées par les trois provinces dégageraient une marge de manoeuvre pour les autres provinces qui pourraient augmenter leurs émissions de 11,5% d’ici 2020 sans compromettre l’objectif de -3% du Canada – Le Devoir
  • Les pays émergents se rencontrent en vue de Copenhague et compte se défendre contre toute tentative de leur faire accepter des contraintes -Le Devoir
  • Le continent antarctique devrait se réchauffer de 3 degrés d’ici la fin du siècle – La Presse
  • Une enquête révèle que  que les Canadiens croient que les changements climatiques constituent une crise déterminante pour l’humanité, cette conviction est plus forte chez les Québécois (76%) et la moins forte dans Les Prairies – La Presse
  • Un texte du Danemark suggère de réduire de moitié les émissions d’ici 2050 sous les niveaux de 1990, les pays riches devraient être responsable de 80% de ces réductions, sans inclure des réductions à court terme. Selon le premier ministre de l’Inde, s’il s’agit du texte final de négociations, la rencontre de Copenhague se dirige vers un cul de sac car cela ne répond pas aux demandes des nations moins développées – The Gazette

Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a décidé de subventionner la recherche sur la technologie du piégeage et du stockage du CO2 (PSC) appliquée aux sables bitumineux de l’Alberta. Plus de 850 millions de dollars de fonds public ont été gracieusement offerts à l’industrie pétrolière ou aux centres de recherche qui la supporte. Le gouvernement de Stephen Harper croit que le PSC est susceptible de réduire d’environ de moitié les émissions de GES des sables bitumineux en 2020. C’est du moins ce que le défunt Cadre réglementaire sur les émissions industrielles de gaz à effet de serre de 2008 nous apprend.

Or, un rapport publié en octobre dernier par le Cooperative Groupe et le World Wildlife Fund intitulé Carbon Capture and Storage in the Alberta Oil Sands : A Dangerous Myth nous apprend que dans le meilleur des cas, le PSC permettrait de capter de 30 % à 50 % des émissions de l’industrie des sables bitumineux. En plus, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, il faudra sans doute attendre la seconde moitié du siècle, avant que la technologie atteigne son plein déploiement et sa pleine efficacité.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le PSC n’est applicable qu’à des sources d’émissions importantes et fixes, ce qui ne permet pas de capter les émissions de toutes les activités entourant l’exploitation des sables bitumineux. Au mieux, on peut penser en capter 50 %, 60 % ?

Il faut aussi tenir compte des coûts énergétiques de cette technologie, ce qui revient à dire au fond qu’il faut produire encore plus d’énergie et émettre davantage de CO2 pour réduire les émissions… sans compter que plus de production d’énergie à partir de matières fossiles signifie plus d’émissions d’oxydes de soufre et d’oxydes d’azote, de particules fines, etc.

Et les coûts économiques? On estime à l’heure actuelle qu’il en coûterait entre 60$ et 250$ pour capter une seule tonne de CO2 à l’aide du PSC. Ce coût serait sans doute nettement supérieur au prix sur les marchés d’échange, du moins pour un temps, ce qui n’inciterait aucunement l’industrie à investir massivement dans cette technologie, mais plutôt de continuer à se servir de l’atmosphère comme aire de stockage (lire : comme poubelle) ou d’acheter des crédits supplémentaires à moindre coût pour atteindre d’éventuelles réductions de leurs émissions.

Mais sans cadre règlementaire fédéral, pas de plafond absolu, pas de réductions à atteindre…

Voici un petit calcul qui en dit bien long…

Selon diverses projections, les émissions de l’industrie des sables bitumineux atteindraient entre 110 et 140 Mt, d’ici 2020. C’est trois fois plus qu’aujourd’hui.

Si on reporte le maximum de 140 Mt en 2050 et que le Canada se donnait comme cible ce que la science prescrit comme étant le minimum requis pour limiter la hausse moyenne des températures à 2oC et empêcher les changements climatiques dangereux, soit 80 % sous les niveaux de 1990, le Canada devra émettre au plus 118 Mt de GES.

Si, en 2050, le PSC permettait la réduction maximale espérée de 50 % des émissions des sables bitumineux, le budget carbone du Canada serait amputé dès le départ par les 70 Mt émis par les sables bitumineux.

Il resterait à peine 48 Mt pour tous les autres secteurs d’activité au Canada…


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