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… toujours pas au menu du budget du gouvernement conservateur!

Équiterre constate encore une fois l’absence de leadership et le manque de vision du gouvernement canadien avec le dépôt du budget 2010 du ministre des Finances Jim Flaherty. Alors que plusieurs pays ont décidé d’investir dans les énergies renouvelables pour développer une économie faible en carbone, le gouvernement Harper, quant à lui, s’obstine toujours à ignorer cet aspect de l’économie. Ce budget constitue le premier test pour les conservateurs depuis l’Accord de Copenhague et ils ont échoué lamentablement », a déclaré Steven Guilbeault coordonnateur général adjoint d’Équiterre.

« Il n’y a que quelques miettes dédiées à l’environnement et à l’économie verte dans ce budget alors que d’autres pays comme la Chine, les Etats-Unis ou la Corée du Sud ont décidé d’investir massivement dans ce secteur. Le Canada en souffrira à long terme car le manque d’investissements notamment dans le développement des énergies renouvelables attirera les investissements vers d’autres pays qui auront su profiter de l’occasion », prévient M. Guilbeault.

Équiterre considère ainsi déplorable la disparition du programme ecoENERGIE, le seul programme dédié au développement et au financement des énergies renouvelables. « Le gouvernement Harper qui aime tant se conformer aux politiques américaines dans le dossier des changements climatiques devrait faire de même dans le domaine des énergies renouvelables. Les Etats-Unis ont investi, per capita, 14 fois plus que le Canada dans les énergies renouvelables en 2009-2010 », explique Monsieur Guilbeault. L’ajout de 8000 mégawatts en énergies renouvelables pourrait créer jusqu’à 8 000 emplois d’ici 2014 (Recommandations relatives au budget 2010 : Investir dans un avenir vert et prospère, www.greenbudget.ca/media_040210_fr.html)

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« L’accord de Copenhague » : un faux départ qui risque de nous faire vivre des changements climatiques dangereux

Copenhague, 19 décembre 2009 —Le Sommet des Nations unies sur le climat de Copenhague tire à sa fin avec une décision qui ne permettra pas, à moins d’être renforcée immédiatement, de protéger le monde contre des changements climatiques dangereux, selon les membres de Climate Action Network–Réseau Action Climat Canada.

Le Canada a joué un rôle très négatif durant ces pourparlers a été particulièrement la cible des critiques de la communauté internationale, se voyant même remettre le prix « Fossile de l’année » lors de la dernière journée de négociation.

« Cette entente doit être améliorée le plus rapidement possible », affirme Graham Saul, directeur général de Climate Action Network–Réseau action climat Canada. « Les négociateurs doivent retourner à la table et accoucher d’une véritable entente pour les gens et la planète d’ici la fin juin. Et les Canadiens ont besoin d’un gouvernement pour qui les changements climatiques priment sur les intérêts étroits de l’industrie pétrolière », ajoute-t-il.

L’accord préliminaire obtenu ce soir à Copenhague – mais qui n’a pas encore été finalisé par la Conférence des parties, dont les travaux se poursuivent – n’inclut ni objectifs contraignants pour les pays développés, ni échéancier pour conclure un accord final. L’approche retenue ne permet pas d’assurer que les pays vont réduire leurs émissions conformément aux recommandations scientifiques visant à éviter des changements climatiques dangereux.

« Le Canada s’est présenté à cette rencontre les mains vides, et malgré deux semaines de critiques intensives, le gouvernement maintient sa position inacceptable », explique Steven Guilbeault. « La contribution du Canada à Copenhague se résumera à avoir défendu des cibles nettement en deçà de ce que recommande la science, et à ne pas avoir engagé de nouvelles sommes pour venir en aide aux pays les plus pauvres qui doivent composer avec les impacts des changements climatiques.

« Le Premier ministre trahit l’espoir des Canadiens à Copenhague », explique Dale Marshall de la Fondation David Suzuki. « Le Canada doit retourner à la table de négociation pour travailler à une entente juste, ambitieuse et légalement contraignante. Les Canadiens demandent un fort leadership sur le climat et la pression actuelle ne cessera pas ».

« Il ne fait pas de doute ce soir que le refus du gouvernement Harper d’imposer des limites à la pollution de l’industrie pétrolière a largement contribué à affaiblir les négociations à Copenhague » affirme Tzeporah Berman, de PowerUp Canada. Nous avons besoin d’un plan pour tous les Canadiens, pas seulement pour l’industrie des sables bitumineux et des combustibles fossiles.

Le Canada assumera la présidence du Sommet du G8 à Muskoka en juin 2010, et l’enjeu des changements climatiques sera certainement un des principaux points à l’ordre du jour de cette rencontre.

« Les Canadiens, les provinces, les villes et les autres pays demandent au Canada d’exercer son leadership » , dit Clare Demerse, de l’Institut Pembina. « En tant que hôte du prochain sommet du G8, le Canada ne peut continuer à reporter à plus tard la réduction de ses propres émissions. Le gouvernement doit agir dès maintenant pour mettre en place au pays un véritable plan de lutte aux changements climatiques et il doit résolument s’engager à soutenir les pays en voie de développement qui subissent déjà les conséquences des changements climatiques ».

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