Alors, un petit récapitulatif des derniers prix citron remis aux pays ayant le plus nuient aux négociations à Copenhague… Encore une fois le Canada est à l’honneur… ou plutôt déshonneur !
Jour 10 :
1re place : Australie
2e et 3e place : Canada, Australie et Japon
Jour 9 :
1re place : États-Unis
2e place : les pays industrialisé qui ne font pas parties de l’Union européenne (Canada, États-Unis, Japon, Australie)
Pas de 3e place
Jour 8 :
1re place : États-Unis
2e place : Canada
3e place : Colombie et États-Unis
Il est devenu de plus en plus difficile pour les représentants d’ONG d’entrer au Bella Center. Les Danois ayant accrédité des milliers d’observateurs, le Centre de congrès ne peut tout simplement pas accommoder tous ceux et celles qui veulent y entrer. Un système de « laisser-passer secondaires » a été établi, sorte de « tickets de rationnement ». Et plus la semaine avance, moins nombreux les tickets. Du coup, des milliers de représentants d’ONG, de gens d’affaires, de scientifiques et d’observateurs doivent suivre les négociations de leurs hôtels, de cafés Internet, de centres de communication temporaires ou même de locaux universitaires. Même ceux et celles qui sont munis de ces laisser-passer secondaires n’ont aucune garantie de pouvoir entrer : la sécurité autours du Bella Center a été renforcée, des files d’attentes gigantesques se forment aux entrées et des manifestations viennent périodiquement interrompre les procédures renforcées d’admission et les contrôles de sécurité. Bref, plusieurs ont attendu 3, 4, 5 heures à l’extérieur lundi et mardi cette semaine avant de pouvoir entrer, dont plusieurs membres de la délégation québécoise, y compris sous-ministre et députés à l’Assemblée nationale.
Du côté d’Équiterre, Steven Guilbeault réussit généralement à entrer et à y travailler à peu près normalement. Le reste de l’équipe travaille de façon très décentralisée à travers Copenhaguen. Skype, chat, Internet et cellulaire nous permet d’être continuellement en contact et de travailler en équipe de façon très efficace. Nous avons même mis sur pied un système continu de recharge de crédits pour nos cellulaires, sans lequel notre vie deviendrait très difficile.
Aujourd’hui, jeudi. Dernier sprint avant la fin. Souhaitons-nous tous bonne chance.
Si vous hésitez à signer la pétition « Harper tue Copenhague » ou que le site est occupé, voici deux propositions :
1- Passez un coup de fil
Faites comme cette canadienne de la délégation de la délégation de la jeunesse canadienne à Copenhague et appelez lepremier ministre Harper pour lui faire part de vos préoccupations. Dites-lui combien le temps presse. Téléphonez au 1 866 599-4999 (une fois la communication établie, demandez la boîte vocale du premier ministre)
2- Envoyez un courriel au premier ministre:pm@pm.gc.ca
Voici un texte suggéré par un citoyen, Frédéric Dupont : Très honorable premier ministre, je compte beaucoup sur vous pour montrer l’exemple à Copenhague lors de la conférence mondiale sur les changements climatiques. Les changements climatiques dus à nos émissions de gaz à effet de serre sont une réalité scientifique. Ils toucheront les pays les plus défavorisés avec la montée du niveau des mers et les évènements climatiques extrêmes comme les sécheresses ou les inondations. Le Canada a une responsabilité historique en tant que pays industrialisé dans les émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle dernier; émissions dont la population de la planète va payer les conséquences dans les décennies futures. Il est donc de notre devoir moral et de notre devoir de solidarité envers ceux qui vont le plus en souffrir d’agir maintenant et de montrer l’exemple en acceptant notre responsabilité et de proposer des solutions draconiennes lors de cette conférence pour réduire nos émissions.
Signez la plus grande pétition en ligne de l’histoire canadienne!
Assez, c’est assez! Le Canada bloque encore les négociations sur les changements climatiques à Copenhague, alors qu’arrivent les plus importants leaders mondiaux pour un dernier sprint de négociations de 60 heures visant à éviter un réchauffement planétaire catastrophique de 2°C et plus.
Alors que les autres pays font de leur mieux pour participer activement à la lutte aux changements climatiques, une fuite d’information montre que le gouvernement canadien planifie secrètement de faire encore pire…
Le temps s’épuise, la planète a besoin de nous plus que jamais. Signez cette pétition d’ici vendredi sur le site de l’association Avaaz.org.
Une déclaration de Michael Ignatief condamnant les attaques à l’endroit de Steven Guibeault. Michael Ignatief ajoute sa voix aux parlementaires de l’opposition présent ici à Copenhague, de même qu’à celle du Premier ministre Charest, qui se sont tous portés à la défense de Steven Guilbeault.