Archive pour la ‘Rencontre de Barcelone’ Category

« Si on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand chose ! »

Amusez-vous !

Steven Guilbeault nous explique la position du Canada, alors que la plénière de clôture de la rencontre des Nations unies sur le climat à Barcelone prend fin. À suivre à Copenhague !

Pour visionner la conférence de presse de conclusion des négociations de Barcelone du Réseau action climat international, ou encore celle des États-Unis ou de l’Union européenne, vous pouvez vous rendre ici.

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Salut !

Je me suis couché tard hier, car j’ai écrit un article pour le journal Eco, un quotidien que les ONG produisent pendant les négociations qui traite des sujets chauds du jour. Mon article porte sur la sempiternelle discussion sur le type d’accord que nous devons mettre en place. Je vous en cite quelques extraits, traduits rapidement, l’article ayant été rédigé et publié en anglais.

Assurons-nous de bien comprendre : toutes les parties veulent un accord qui soit légalement contraignant. Les pays développés, en voie de développement, l’ONU, tout le monde. Alors, où est le problème ? Encore maintenant, certains disent que nous n’avons pas assez de temps pour y arriver.

Que s’est-il passé avec le concept de « lorsque l’intention est là, il y a un moyen d’y arriver (where there’s a will, there’s a way) ?

C’est vrai que le délai encouru au sénat américain fournit l’excuse parfaite à ceux qui disent vouloir un accord mais qui ne font que du surplace pour gagner du temps. Du temps pour quoi en fait ? Pour que les émissions continuent de croître encore, pour continuer de construire des autos et des bâtiments non efficaces, plus de centrales au charbon, plus de déforestation.

Est-ce que cela se pourrait que certains pays aient de la difficulté à définir l’accord qu’ils disent vouloir contraignant ? Nous avons entendu de tout dans les derniers jours : un « accord politiquement contraignant », un « traité légalement contraignant », une « approche légalement contraignante » jusqu’à un  « accord universel exhaustif » (comprehensive universal agreement) qui inclurait, selon ce que nous avons entendu dans une discussion de couloir, l’établissement de colonies humaines sur la lune et sur mars…

Nous devrions utiliser le précieux temps qui nous reste pour faire ce qui est requis pour notre atmosphère, satisfaire nos intérêts nationaux, et protéger ceux qui subissent et souffrent déjà, et qui souffriront, des conséquences des changements climatiques.

Etienne Leblanc de la radio de Radio-Canada est ici à Barcelone, et suit l’évolution des négociations. Il tente, avec beaucoup de patience, de pouvoir réaliser une entrevue avec les représentants du Canada. Sur la photo, il est plus chanceux avec Steven !

M. Leblanc entretient aussi un blogue sur les changements climatiques. Vous pouvez aussi entendre un de ses reportages ici, dans la section audio à la toute fin.

Le journaliste Étienne Leblanc en entrevue avec Steven Guilbeault

Le journaliste Étienne Leblanc en entrevue avec Steven Guilbeault

Dans cette vidéo,  j’explique ce qui se passe à Barcelone, dernière rencontre pour préparer le terrain avant la rencontre de Copenhague où sera négocié la prochaine entente qui fera suite au Protocole de Kyoto.  Les enjeux sont très très élevés :

  • déterminer les cibles de réductions des pays industrialisés,
  • s’entendre sur ce que devront faire les pays émergents,
  • voir comment on peut aider les pays les plus pauvres de la planète à s’adapter aux changements climatiques (quel mécanisme, quel prix, qui paye?)
  • etc.

Est-ce qu’on peut être optimiste à un mois de Copenhague? Même si ça fait 14 ou 15 fois que je participe, ce n’est jamais facile…

Salut !
Ce matin, une tempête très locale faisait rage devant le Centre des congrès à la rencontre des Nations unies sur le climat. Greenpeace en action !

Salut, des manifestants espagnols embarrent à l’intérieur les négociateurs. « Pas question de sortir, négociez » scandent-ils en catalan. Nous sommes littéralement pris ensemble, en-dedans. Tant mieux !

fossilUn autre fossile du jour pour le Canada ! 2 en 2 !

Au cours de la dernière ronde des négociations des Nations Unies sur les changements climatiques, avant le sommet historique de Copenhague qui aura lieu en décembre, le Canada a été identifié comme étant le pays le plus destructeur dans les discussions aujourd’hui par un réseau de plus de 400 organisations non gouvernementales internationales. Le Réseau action climat international a accordé la première place du prix du « fossile du jour » au Canada pour avoir bloqué et retardé ces négociations primordiales.

En contraste total avec les hommes en complet gris qui remplissent les salles du centre des congrès des Nations Unies, les prix du « fossile du jour » sont décrits comme étant « ce que vous pouvez vivre de plus amusant aux Nations Unies ». Annoncés au milieu de la consternation et de la déception face à l’inaction des gagnants, les prix d’aujourd’hui ont été présentés à :

1re place : le CANADA, un pays qui apparaît régulièrement sur le ‘tableau des gagnants du fossile’, remporte un prix ce soir pour la première place du prix « fossile du jour » pour avoir affirmé dans la rencontre informelle de ce matin sur l’adaptation qu’il « n’envisagerait pas que l’on traite des pertes et des dommages [causés par les conséquences des changements climatiques] dans le cadre des objectifs sur l’adaptation ». Il a également omis de mentionner où on devrait aborder cette question; il a plutôt soulevé des soupçons sur le fait qu’il préférerait que la question soit complètement retirée de la table.

Pour lire le communiqué complet: www.equiterre.org/communiques

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