Archive pour la ‘Enjeux’ Category

Image 103Le Réseau Action Climat Canada a obtenu de récents courriels acheminés par le député fédéral Colin Mayes (Okanagan Shuswap), dans lesquels celui-ci rejette la réalité scientifique des changements climatiques. Le député conservateur y indique que « quelques scientifiques affirment que le CO2 est à l’origine du réchauffement planétaire ».

Ci-jointe une déclaration du Réseau Action Climat Canada :

« Compte-tenu du comportement corrosif et disgracieux du gouvernement Harper ici à Copenhague, et dans le contexte des récentes informations montrant la volonté du gouvernement permettre l’augmentation de nos émissions, il est pertinent de demander au Premier ministre Harper s’il partage la position de son député sur la science des changements climatiques. Le Premier ministre et son ministre de l’Environnement ne peuvent plus dire croire à la science des changements climatiques et ne pas en tirer les conclusions qui s’imposent », a déclaré Graham Saul, du Réseau Action Climat.

untitledL’Organisation mondiale de la santé et de l’environnement, une source renommée sur la scène internationale, estime que les impacts des changements climatiques engendreront des événements dévastateurs pour plusieurs pays, tels que des maladies, des effets néfastes sur la production agricole en plus de causer plus de 150 000 décès annuellement.

Pour consulter le document (en anglais seulement)

Le transport représente 13% des émissions de GES globales et environ 24% des émissions globales de CO2 liées à la combustion des carburants fossiles. Le transport routier domine le secteur avec 10 % et 17 % respectivement de ces émissions. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que la part du transport dans les émissions globales de CO2 croîtra de 45% d’ici 2030, passant de 28 Gt en 2006 à 40 Gt.

L’essentiel de cette hausse, provenant à 97% des pays en développement (AIE, 2009), est distinctement lié à la motorisation des habitants de ces pays. Dans les pays développés, où la motorisation et l’urbanisation continuent d’être des réalités, les émissions de CO2 du transport devraient stagner sur cette période, dû à l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules (AIE, 2009).

Le transport international (maritime et aérien), quant à lui, connaîtra une croissance de 40% de ses émissions de CO2 entre 2006 et 2030 (AIE, 2009). Les émissions de ce secteur sont toutefois considérées dans les négociations sous la Convention.

Cette situation, qui inquiètent beaucoup d’acteurs, pose deux problèmes fondamentaux auxquels la communauté internationale doit chercher des solutions :

  • Comment éviter que les pays en développements, qui investissent actuellement dans leur infrastructure urbaine, n’empruntent le modèle occidental axé sur le transport routier porteur d’une empreinte écologique et socio-économique insoutenable.
  • Comment réduire durablement les émissions de CO2 associées au transport dans les pays développés afin d’assurer que ces pays atteignent leurs objectifs et assument la part importante de réduction qui leur revient.

Il apparaît désormais incontournable de répondre à ces questions, car tous les efforts mondiaux d’atténuations des émissions de GES seront annihilés si on ne se préoccupe pas du secteur des transports domestiques.

À l’instar de plusieurs organisations internationales, Équiterre est convaincu que l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et la diminution de la teneur en carbone des carburants ne peuvent faire tout le travail. Pour réduire l’empreinte carbone du secteur des transports, il faudra inévitablement réduire les distances à parcourir et développer les transports collectifs et actifs, et ce partout sur le globe.

Spécialistes de l’urbanisme durable et des transports collectifs et actifs, sortez vos crayons et vos planches à dessins, car l’urbanité des pays en développement se dessine maintenant et celles de nos pays…est à redessiner.

Reste maintenant à la communauté internationale d’envoyer un signal clair quant à ces enjeux. D’ici là, décideurs de chez nous, soyez avertis, et n’attendez plus pour agir…

Complexe-TurcotGroupes environnementaux, syndicats et partis politiques
lancent un appel à la raison à Jean Charest.

Alors que la conférence de Copenhague bat son plein, une déclaration concernant le projet de réfection Turcot, signée par une trentaine de représentants d’organisations, telles le Conseil régional de la FTQ de Montréal, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), Équiterre, le Regroupement économique et social du Sud Ouest, le Bloc québécois, la Centrale des syndicats du Québec, Projet Montréal et le Parti Québécois, a été remise aujourd’hui à Jean Charest. Les signataires demandent au Premier ministre de revoir le projet Turcot en fonction des engagements que le gouvernement du Québec s’est fixé en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Dans cette déclaration intitulée « Faire plus et faire mieux avec le complexe Turcot », les représentants jugent qu’il est tout à fait utopique de croire que le Québec sera en mesure d’atteindre une cible ambitieuse de réduction de GES, particulièrement dans sa métropole, « sans remettre en question l’augmentation de la capacité  routière que vont engendrer les projets de prolongement de l’autoroute 25, la transformation de la Notre-Dame en autoroute et la réfection du complexe Turcot, » tels que planifiés actuellement par le Ministère des Transports du Québec (MTQ). Une utopie qui se confirme d’ailleurs par les propres projections du MTQ qui prévoit, pour la région de Montréal,  que « si rien n’est fait pour réduire notre dépendance à l’automobile, les émissions de GES devraient augmenter de 20,4% d’ici 2026. »

l’instar des grandes métropoles comme San Francisco et même Toronto, les représentants pressent le Premier ministre de demander au MTQ de revoir le projet Turcot pour développer un projet d’avenir qui fera des transports collectifs une priorité afin de réduire à la fois les émissions de GES, la dépendance à l’automobile et la congestion routière. Les signataires soutiennent que cette approche permettrait aussi d’améliorer le développement économique du centre de l’agglomération de Montréal, la qualité de vie et la santé des citoyens qui vivent à proximité.

La liste complète des signataires et le texte de la déclaration sont disponibles sur : http://www.cremtl.qc.ca/turcot.php?page=communiques

Si vous hésitez à signer la pétition « Harper tue Copenhague » ou que le site est occupé, voici deux propositions :

1- Passez un coup de fil

Faites comme cette canadienne de la délégation de la délégation de la  jeunesse canadienne à Copenhague et appelez le premier ministre Harper pour lui faire part de vos préoccupations. Dites-lui combien le temps presse. Téléphonez au 1 866 599-4999  (une fois la communication établie, demandez la boîte vocale du premier ministre)

2- Envoyez un courriel au premier ministre: pm@pm.gc.ca

Voici un texte suggéré par un citoyen, Frédéric Dupont : Très honorable premier ministre, je compte beaucoup sur vous pour montrer l’exemple à Copenhague lors de la conférence mondiale sur les changements climatiques. Les changements climatiques dus à nos émissions de gaz à effet de serre sont une réalité scientifique. Ils toucheront les pays les plus défavorisés avec la montée du niveau des mers et les évènements climatiques extrêmes comme les sécheresses ou les inondations. Le Canada a une responsabilité historique en tant que pays industrialisé dans les émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle dernier; émissions dont la population de la planète va payer les conséquences dans les décennies futures. Il est donc de notre devoir moral et de notre devoir de solidarité envers ceux qui vont le plus en souffrir d’agir maintenant et de montrer l’exemple en acceptant notre responsabilité et de proposer des solutions draconiennes lors de cette conférence pour réduire nos émissions.

 Ici au Bella Center de Copenhague, les ministres et chefs d’État prennent tour à tout la parle en plénière. Au nom de l’Union Européenne, le ministre suédois de l’Environnement, Andreas Carlgren, a lancé un appel pressant à la Chine et aux États-Unis, les deux plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde. L’extrait ci-dessus, en version originale, vaut la peine d’être. Il donne un éclairage sur le ton et le contenu de certains des plus grands enjeux :

We fought hard to rescue the Kyoto protocol. We will do much better than our Kyoto target.
We want an agreement building on all essentials of the Kyoto protocol. However, the Protocol
alone cover less than a third of global emissions and will not be enough to win the battle
against climate change. We must strive for an agreement that is comprehensive, more
ambitious, with broader participation and legally binding for all.
Here in Copenhagen we want the key decisions that will lock in the substance of the
agreement. A legally binding regime should follow as soon as possible preferably within six
months.

EU, representing roughly a tenth of global emissions, is ready to adopt the target of 30
percent by 2020 in a global ambitious agreement. We use the conditional 30 percent
reduction as a lever to bring others with us to raised ambitions. We will keep that pressure!

Here I turn to the United States and China. Together you are responsible for half of the global
greenhouse gas emissions. You have different responsibilities and capabilities. From the
United States we expect, as from all developed counties, a legally binding economy-wide
commitment to reduce emissions. From China we expect binding actions. Your ability to
reduce emissions will be absolutely crucial. It is promising that you have come forward with
your contributions in an international context. However, the world needs more and we are
confident that you have the ability to deliver more. Let us be honest with each other: Together
your ambitions to limit emissions will make or break the world’s efforts to keep global
warming below 2 degrees Celsius. Therefore I turn to you, as a friend and a committed
partner, and I say: United States and China: unleash your full potential and thereby the
world’s efforts – make it possible for the world to stay below 2 degrees!

Let this be the place to take the decisive step to tackle the climate challenge. Let this be the
time to steer towards a low-carbon growth and poverty eradication. Let this be the hall where
we agree! Let us be able to look each other straight in the eyes and say: All in all, together
we are citizens of this incredibly beautiful planet and therefore we have to make this together.

N’oublions pas qu’à Copenhague, il ne s’agit pas seulement des objectifs de réduction des gaz à émissions mais également de cash ! En effet, c’est d’argent dont ont besoin les pays en développement pour passer directement d’une croissance basée sur des énergies fossiles à des énergies propres. 

D’après l’organisation CAN-International, qui regroupe 400 des plus grandes ONG environnementales dans le monde, les pays du Sud auront besoin de 195 milliards de $ US par an pour s’adapter aux changements climatiques en plus de l’aide internationale actuelle. Or, dans son bulletin d’aujourd’hui, CAN-International suggère que les subventions aux énergies fossiles des pays de l’OCDE se situent entre 57 et 150 milliards par an !! A cela s’ajoutent les pays producteurs qui subventionnent massivement la consommation domestique du pétrole dans le monde entier !!

Selon une étude de l’Institut Pembina réalisée en 2006, l’industrie pétrolière et gazière canadienne recevrait 1,4 milliards de dollars par an en allégements fiscaux, sans parler des programmes d’infrastructures lancés par le fédéral (mais aussi par le Québec) pour relancer l’économie qui ne comportent quasiment aucun investissement dans l’énergie verte mais plutôt dans les infrastructures routières… 

Pourquoi ne pas abolir ces subventions et rediriger les sommes économisées vers les pays en voie de développement ? 

Alors à vous de demander à vos députés pourquoi donc est-ce qu’ils envoient autant d’argent dans le pétrole, qui est à l’origine même des changements climatiques, alors même qu’ils refusent de soutenir les Maldives, le Tuvalu ou le Bangladesh…?

Sidney Ribaux 
 

ci-joint un lien vers le bulletin ECO de CAN-International: 
http://www.climatenetwork.org/eco/copenhagen-2009/ECOCoP15-7.pdf 

 


Salut, la revue Macleans fait présentement un sondage en ligne. À l’heure actuelle, 67% des répondants disent que les changements climatiques sont un mythe et que le gouvernement fédéral ne devrait rien faire à ce propos.
Merci de changer ce résultat !

Pour voter !


Aujourd’hui, c’est Tuvalu qui retient l’attention. Steven Guilbeault nous explique pourquoi, en ce jour 4 des négociations sur le climat de Copenhague.

Première page du Globe and Mail, du Gardian britannique, et plusieurs autres grands quotidiens de la planète. L’intention n’était probablement pas mauvaise mais la façon de faire pouvait difficilement être plus mal choisie… En tentant de préparer un texte qui jetterait les bases d’un accord à Copenhague, le Premier ministre danois a mis le feu aux poudres en présentant une proposition largement biaisée en faveur des pays riches et particulièrement généreuse envers les États-Unis. Normal puisque ce sont surtout ces pays qui ont été consultés en vue de la préparation du fameux texte.

Le plus surprenant dans cette histoire est que la proposition ne soit pas venue de la Présidente de la Conférence, la ministre des changements climatiques (hé oui, en plus d’un ministre de l’environnement, le Danemark a une ministre des changements climatiques) alors qu’elle prépare la rencontre de Copenhague depuis déjà 2 ans. Il semble que le Premier ministre danois tienne à avoir, lui aussi, son heure de gloire ici… Mal lui en pris!

Je ne suis toutefois pas d’accord avec ceux qui affirment que cette initiative du Premier ministre danois à fait dérailler les négociations même si il s’agit certainement d’une douche froide et qu’il faudra surtout redoubler d’efforts au cours des prochains jours.

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