Signez la plus grande pétition en ligne de l’histoire canadienne!
Assez, c’est assez! Le Canada bloque encore les négociations sur les changements climatiques à Copenhague, alors qu’arrivent les plus importants leaders mondiaux pour un dernier sprint de négociations de 60 heures visant à éviter un réchauffement planétaire catastrophique de 2°C et plus.
Alors que les autres pays font de leur mieux pour participer activement à la lutte aux changements climatiques, une fuite d’information montre que le gouvernement canadien planifie secrètement de faire encore pire…
Le temps s’épuise, la planète a besoin de nous plus que jamais. Signez cette pétition d’ici vendredi sur le site de l’association Avaaz.org.
Le Canada vient de connaître deux journées pour le moins difficiles. Entre les faux communiqués de presse et un rapport accablant révélé au grand jour par la presse, le Canada est toujours en tête dans la course aux fossiles avec une 7e récompense. C’est sa mauvaise foi constante dans les négociations à Copenhague qui a permis au Canada de tomber aussi bas. Ce « prix », destiné aux pays qui nuisent au progrès du Sommet des Nations Unies sur le climat, est remis quotidiennement par une coalition qui regroupe les 400 plus grandes ONG environnementales de la planète.
« Le gouvernement ment aux Canadiens, aux négociateurs et au reste du monde », dit Graham Saul du Réseau Action Climat Canada. « Les documents qui ont fui du Conseil des ministres montrent que le Canada n’a absolument pas l’intention de réaliser ses objectifs de réduction des émissions de GES d’ici 2020. En réalité, le gouvernement planifie de laisser mourir de chaud les Canadiens et la planète en permettant aux émissions de GES des hydrocarbures d’augmenter encore de 37% au-delà des niveaux actuels d’ici à 2020 ».
« Le plan qui a filtré dans les médias est trois fois plus indulgent envers de gros pollueurs comme des sables bitumineux que ne l’est la dernière approche du gouvernement”, dit David Martin de Greenpeace. La réduction absolue de 3% en dessous des niveaux de 1990 promise par le Canada –si souvent utilisée par les négociateurs ici- est en fait un mensonge pur et simple.
« Le Canada nous a rarement laissé espérer quoi que ce soit, mais même nous nous attendions à mieux que cette lamentable supercherie. Il est temps que les décisions de politique environnementale soient prises pour les Canadiens et non pas pour l’industrie des sables bitumineux », fait valoir Graham Saul.
Alors que plus de 100 chefs d’Etat s’apprêtent à arriver à Copenhague afin de faire avancer le monde dans la lutte aux changements climatiques, le cabinet de Stephen Harper semble déterminer à faire reculer le Canada dans ce domaine.
Les fossiles du jour sont remis par un réseau de plus de 400 ONG environnementales à la suite d’un vote quotidien qui permet de déterminer quel est le pays qui a le plus tenté de retarder ou nuire aux négociations cruciales qui ont lieu à Copenhague en ce moment.
Saisissez vos bâtons de hockey, l’artiste de rue Roadsworth vous donne rendez-vous, lundi le 21 décembre à 13 h devant le 24 rue Sussex à Ottawa (la résidence du premier ministre) pour une partie de hockey.
Exercez vos tirs sur Stephen Harper qui sera symboliquement devant le filet à défendre des intérêts pétroliers.
*Indiquez si vous désirez participer comme joueur ou comme spectateur. Pour les gens de Montréal, un transport peut être organisé, veuillez l’indiquer lors de votre demande.
Observez cette vidéo et voyez comment les cyclistes de Copenhague utilisent le vélo, même en décembre quand les températures moyennes planent juste au dessus de zéro.
Plus que 3 jours avant la fin du crucial sommet de Copenhague. Demain, les leaders mondiaux se présenteront et devront décider s’ils veulent faire un pas en avant comme des héros, ou laisser un legs terrible a nos enfants.
Le temps s’épuise. Pour faire pression, Avaaz.org en collaboration avec la campagne tck tck tck, vous invite à signer la pétition suivante, qu’ils livreront aux chefs d’État. Déjà plus de 11 000 signataires!
Samedi passé, entre 30 000 et 100 000 personnes sont descendues dans les rues de Copenhague pour demander un accord sur le climat équitable et ambitieux. Mais comment tous ces gens se sont-ils retrouvés ensemble au même moment? Une manifestation spontanée? Pas du tout. En fait, cela faisait depuis la rencontre de Montréal sur le climat (COP 11) que l’on avait vu de telles manifestations populaires. Qui était derrière ca? Une vaste coalition regroupée sous le slogan Tck Tck Tck.
Cette coalition a réussi en quelques mois à coordonner toute une série d’actions de sensibilisation et de mobilisation de citoyens partout sur la planète. Ils ont notamment coordonné une pétition de 10 millions de noms qui a été remise au Secrétaire général du Secrétariat des changements climatiques de l’ONU, Ivo De Boer. Cette coordination est sans précédent puisqu’elle réunit maintenant des groupes de différents horizons comme Oxfam, WWF, le Conseil mondial des églises et… Équiterre.
Comme Québécois, on peut d’ailleurs être fier de cette coalition. D’abord parce que son secrétariat est à Montréal. Mais surtout, parce qu’elle a vu le jour grâce, notamment, à l’initiative de Québécois. Hugo Séguin et Steven Guilbeaut d’Équiterre ont été les bougies d’allumage de cette coalition de grands acteurs internationaux qui avait besoin d’un «petit» pour jouer à l’entremetteur. Ensuite, Line Beauchamp, ministre de l’Environnement du Québec, a accepté, non seulement d’investir les premiers dollars dans l’initiative mais, en plus, de solliciter et de mobiliser d’autres intervenants. Enfin, Jean-Marc Mangin a accepté le mandat de diriger cette coalition, ce qui l’a amené à passer une bonne partie de 2010 loin de sa petite famille.
Tck Tck Tck a réussi à mobiliser les foules partout dans le monde avec l’aide de ses nombreux partenaires. Espérons que les chefs d’états auront entendu le message…
N’oublions pas qu’à Copenhague, il ne s’agit pas seulement des objectifs de réduction des gaz à émissions mais également de cash ! En effet, c’est d’argent dont ont besoin les pays en développement pour passer directement d’une croissance basée sur des énergies fossiles à des énergies propres.
D’après l’organisation CAN-International, qui regroupe 400 des plus grandes ONG environnementales dans le monde, les pays du Sud auront besoin de 195 milliards de $ US par an pour s’adapter aux changements climatiques en plus de l’aide internationale actuelle. Or, dans son bulletin d’aujourd’hui, CAN-International suggère que les subventions aux énergies fossiles des pays de l’OCDE se situent entre 57 et 150 milliards par an !! A cela s’ajoutent les pays producteurs qui subventionnent massivement la consommation domestique du pétrole dans le monde entier !!
Selon une étude de l’Institut Pembina réalisée en 2006, l’industrie pétrolière et gazière canadienne recevrait 1,4 milliards de dollars par an en allégements fiscaux, sans parler des programmes d’infrastructures lancés par le fédéral (mais aussi par le Québec) pour relancer l’économie qui ne comportent quasiment aucun investissement dans l’énergie verte mais plutôt dans les infrastructures routières…
Pourquoi ne pas abolir ces subventions et rediriger les sommes économisées vers les pays en voie de développement ?
Alors à vous de demander à vos députés pourquoi donc est-ce qu’ils envoient autant d’argent dans le pétrole, qui est à l’origine même des changements climatiques, alors même qu’ils refusent de soutenir les Maldives, le Tuvalu ou le Bangladesh…?
Sidney Ribaux
ci-joint un lien vers le bulletin ECO de CAN-International:
http://www.climatenetwork.org/eco/copenhagen-2009/ECOCoP15-7.pdf
Cet après-midi, j’ai rencontré le Premier ministre du Québec Jean Charest avec quelques membres de la Délégation de la jeunesse canadienne. Nous tenions à partager notre point de vue sur des enjeux clés du Québec et à rappeler au Premier ministre de prendre au sérieux son rôle de leader à Copenhague.
Je suis également membre d’ENvironnement JEUnesse et j’ai profité de la rencontre avec M. Charest pour procéder à la remise officielle de la Déclaration de la jeunesse canadienne sur le climat.
Finalement, j’espère sincèrement que le Québec jouera un rôle de leader dans le dossier des changements climatiques. On a entendu M. Charest critiquer la position du fédéral, maintenant c’est le temps de passer sérieusement à l’action.
Le Québec ne peut pas simplement déplorer l’inaction du gouvernement, il doit prendre les devants.