Archive pour décembre, 2009

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Alors, un petit récapitulatif des derniers prix citron remis aux pays ayant le plus nuient aux négociations à Copenhague… Encore une fois le Canada est à l’honneur… ou plutôt déshonneur !

Jour 10 :

1re place : Australie
2e et 3e place : Canada, Australie et Japon

Jour 9 :

1re place : États-Unis
2e place : les pays industrialisé qui ne font pas parties de l’Union européenne (Canada, États-Unis, Japon, Australie)
Pas de 3e place

Jour 8 :

1re place : États-Unis
2e place : Canada
3e place : Colombie et États-Unis

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Pour tous les détails : http://www.fossil-of-the-day.org/

Image 100Enfin! Après près 7 ans d’interruption en raison de problème de sécurité, le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal ont décidé de rétablir des voies réservées aux autobus express sur le boulevard Pie IX, s’est réjouit hier le Conseil régional de l’environnement de Montréal.

« Dans le contexte de Copenhague et de la volonté affichée de la ville de Montréal de prioriser les transports collectifs et de réduire la circulation automobile, il était devenu urgent et indispensable de trouver une solution permanente dans l’axe Pie-IX qui est l’un des secteurs les plus achalandés de Montréal », estime Daniel Bouchard, responsable du dossier Transport au CRE-Montréal. « Des dizaines de milliers de Montréalais et de Lavallois pourront ainsi laisser leur voiture à la maison et utiliser des transports collectifs rapides, confortables et efficaces pour rejoindre le centre-ville de Montréal » poursuit-il.

À ce sujet, le CRE-Montréal souhaite que le gouvernement entame dès maintenant les études et les travaux pour prolonger la voie Pie-IX vers le centre-ville par le biais de la Notre-Dame et vers le nord sur le territoire de Laval. De plus, l’organisme souhaite que le projet Pie-IX laisse la possibilité de faire évoluer la voie réservée pour autobus en un éventuel tramway ou trolleybus tel qu’expérimenté à Laval.

Visitez le site du CRE Montréal

L’arbre de Noël géant du City Hall Square de la capitale danoise est écologique : ses lumières sont alimentées par l’énergie que produisent des cyclistes rassemblés au pied de l’arbre.

Cet énorme sapin de Copenhague ne sera illuminé que lorsque de courageux cyclistes pédaleront. Des bicyclettes fixées au sol alimentent en énergie les guirlandes lumineuses du sapin.

Cette méthode écologique devrait permettre d’économiser près de 9 tonnes de CO2 par rapport au mode d’alimentation traditionnel du sapin de Noël.

Voici le vidéo de quatre jeunes du petit séminaire de Québec assistant à son dévoilement.

untitledL’Organisation mondiale de la santé et de l’environnement, une source renommée sur la scène internationale, estime que les impacts des changements climatiques engendreront des événements dévastateurs pour plusieurs pays, tels que des maladies, des effets néfastes sur la production agricole en plus de causer plus de 150 000 décès annuellement.

Pour consulter le document (en anglais seulement)

Le transport représente 13% des émissions de GES globales et environ 24% des émissions globales de CO2 liées à la combustion des carburants fossiles. Le transport routier domine le secteur avec 10 % et 17 % respectivement de ces émissions. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit que la part du transport dans les émissions globales de CO2 croîtra de 45% d’ici 2030, passant de 28 Gt en 2006 à 40 Gt.

L’essentiel de cette hausse, provenant à 97% des pays en développement (AIE, 2009), est distinctement lié à la motorisation des habitants de ces pays. Dans les pays développés, où la motorisation et l’urbanisation continuent d’être des réalités, les émissions de CO2 du transport devraient stagner sur cette période, dû à l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules (AIE, 2009).

Le transport international (maritime et aérien), quant à lui, connaîtra une croissance de 40% de ses émissions de CO2 entre 2006 et 2030 (AIE, 2009). Les émissions de ce secteur sont toutefois considérées dans les négociations sous la Convention.

Cette situation, qui inquiètent beaucoup d’acteurs, pose deux problèmes fondamentaux auxquels la communauté internationale doit chercher des solutions :

  • Comment éviter que les pays en développements, qui investissent actuellement dans leur infrastructure urbaine, n’empruntent le modèle occidental axé sur le transport routier porteur d’une empreinte écologique et socio-économique insoutenable.
  • Comment réduire durablement les émissions de CO2 associées au transport dans les pays développés afin d’assurer que ces pays atteignent leurs objectifs et assument la part importante de réduction qui leur revient.

Il apparaît désormais incontournable de répondre à ces questions, car tous les efforts mondiaux d’atténuations des émissions de GES seront annihilés si on ne se préoccupe pas du secteur des transports domestiques.

À l’instar de plusieurs organisations internationales, Équiterre est convaincu que l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules et la diminution de la teneur en carbone des carburants ne peuvent faire tout le travail. Pour réduire l’empreinte carbone du secteur des transports, il faudra inévitablement réduire les distances à parcourir et développer les transports collectifs et actifs, et ce partout sur le globe.

Spécialistes de l’urbanisme durable et des transports collectifs et actifs, sortez vos crayons et vos planches à dessins, car l’urbanité des pays en développement se dessine maintenant et celles de nos pays…est à redessiner.

Reste maintenant à la communauté internationale d’envoyer un signal clair quant à ces enjeux. D’ici là, décideurs de chez nous, soyez avertis, et n’attendez plus pour agir…

Complexe-TurcotGroupes environnementaux, syndicats et partis politiques
lancent un appel à la raison à Jean Charest.

Alors que la conférence de Copenhague bat son plein, une déclaration concernant le projet de réfection Turcot, signée par une trentaine de représentants d’organisations, telles le Conseil régional de la FTQ de Montréal, le Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), Équiterre, le Regroupement économique et social du Sud Ouest, le Bloc québécois, la Centrale des syndicats du Québec, Projet Montréal et le Parti Québécois, a été remise aujourd’hui à Jean Charest. Les signataires demandent au Premier ministre de revoir le projet Turcot en fonction des engagements que le gouvernement du Québec s’est fixé en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Dans cette déclaration intitulée « Faire plus et faire mieux avec le complexe Turcot », les représentants jugent qu’il est tout à fait utopique de croire que le Québec sera en mesure d’atteindre une cible ambitieuse de réduction de GES, particulièrement dans sa métropole, « sans remettre en question l’augmentation de la capacité  routière que vont engendrer les projets de prolongement de l’autoroute 25, la transformation de la Notre-Dame en autoroute et la réfection du complexe Turcot, » tels que planifiés actuellement par le Ministère des Transports du Québec (MTQ). Une utopie qui se confirme d’ailleurs par les propres projections du MTQ qui prévoit, pour la région de Montréal,  que « si rien n’est fait pour réduire notre dépendance à l’automobile, les émissions de GES devraient augmenter de 20,4% d’ici 2026. »

l’instar des grandes métropoles comme San Francisco et même Toronto, les représentants pressent le Premier ministre de demander au MTQ de revoir le projet Turcot pour développer un projet d’avenir qui fera des transports collectifs une priorité afin de réduire à la fois les émissions de GES, la dépendance à l’automobile et la congestion routière. Les signataires soutiennent que cette approche permettrait aussi d’améliorer le développement économique du centre de l’agglomération de Montréal, la qualité de vie et la santé des citoyens qui vivent à proximité.

La liste complète des signataires et le texte de la déclaration sont disponibles sur : http://www.cremtl.qc.ca/turcot.php?page=communiques

iStock_revue de presseAvant-dernière journée du Sommet de Copenhague…

  • La validité de l’engagement canadien au traité de Copenhague pourra être contestée parce qu’il n’a pas obtenu l’aval des provinces selon Jean Charest – Le Devoir, Métro
  • Même s’il n’y a pas d’entente officielle sur le dossier des forêts à Copenhague, on parle désormais d’un important consensus. L’objectif consiste à réduire d’ici 2020 de moitié le rythme de disparition des grandes forêts primaires et de le freiner totalement d’ici 2030 – Le Devoir
  • Le climat s’alourdissait hier d’heure en heure à Copenhague devant le piétinement des pourparlers et les portes fermées à la majorité des ONG malgré qu’ils soient enregistrés. Alors que les pourparlers avec les grands chefs d’état débutaient, un seul document (celui du prolongement de Kyoto) est venu au lieu de deux – Le Devoir
  • Monsieur Nasheed des Maldives a vanté les efforts du Québec dans la lutte contre les changements climatiques alors que Jean Charest recevait un prix de la part des ONG pour les efforts du Québec – La Presse
  • La Ville de Montréal a été récompensé pour son plan de transport hier à Copenhague par des groupes environnementaux – Métro
  • Steven Guilbeault, le coordonnateur général adjoint d’Équiterre a été réélu président du Réseau action climat international  - Métro
  • Les représentants des villes et des provinces ont demandé formellement a assister aux négociations internationales sur le climat car c’est à leur niveau que se mènera  la lutte contre les changements climatiques – La Presse
  • Devant l’avalanche de critique à son endroit dans le dossier des changements climatiques, le gouvernement du Canada envoie Gary Doer, nouvel ambassadeur du Canada aux États-Unis, à la rescousse. – La Presse
  • Les niveaux de la mer pourraient grimper de 9 mètres selon un nouveau rapport si les températures s’élèvent à 2 degré celsius – The Gazette
  • Les discussions à Copenhague semblent être dans l’impasse alors que les grands leaders arrivent. Plusieurs pays ont annoncé les investissements qu’ils seraient prêts à faire pour aider les pays en développement (Japon 15 milliards) et le Canada devrait le faire aujourd’hui – The Gazette

 Il est devenu de plus en plus difficile pour les représentants d’ONG d’entrer au Bella Center. Les Danois ayant accrédité des milliers d’observateurs, le Centre de congrès ne peut tout simplement pas accommoder tous ceux et celles qui veulent y entrer. Un système de « laisser-passer secondaires » a été établi, sorte de « tickets de rationnement ». Et plus la semaine avance, moins nombreux les tickets. Du coup, des milliers de représentants d’ONG, de gens d’affaires, de scientifiques et d’observateurs doivent suivre les négociations de leurs hôtels, de cafés Internet, de centres de communication temporaires ou même de locaux universitaires. Même ceux et celles qui sont munis de ces laisser-passer secondaires n’ont aucune garantie de pouvoir entrer : la sécurité autours du Bella Center a été renforcée, des files d’attentes gigantesques se forment aux entrées et des manifestations viennent périodiquement interrompre les procédures renforcées d’admission et les contrôles de sécurité. Bref, plusieurs ont attendu 3, 4, 5 heures à l’extérieur lundi et mardi cette semaine avant de pouvoir entrer, dont plusieurs membres de la délégation québécoise, y compris sous-ministre et députés à l’Assemblée nationale.

Du côté d’Équiterre, Steven Guilbeault réussit généralement à entrer et à y travailler à peu près normalement. Le reste de l’équipe travaille de façon très décentralisée à travers Copenhaguen. Skype, chat, Internet et cellulaire nous permet d’être continuellement en contact et de travailler en équipe de façon très efficace. Nous avons même mis sur pied un système continu de recharge de crédits pour nos cellulaires, sans lequel notre vie deviendrait très difficile.

Aujourd’hui, jeudi. Dernier sprint avant la fin. Souhaitons-nous tous bonne chance.

Si vous hésitez à signer la pétition « Harper tue Copenhague » ou que le site est occupé, voici deux propositions :

1- Passez un coup de fil

Faites comme cette canadienne de la délégation de la délégation de la  jeunesse canadienne à Copenhague et appelez le premier ministre Harper pour lui faire part de vos préoccupations. Dites-lui combien le temps presse. Téléphonez au 1 866 599-4999  (une fois la communication établie, demandez la boîte vocale du premier ministre)

2- Envoyez un courriel au premier ministre: pm@pm.gc.ca

Voici un texte suggéré par un citoyen, Frédéric Dupont : Très honorable premier ministre, je compte beaucoup sur vous pour montrer l’exemple à Copenhague lors de la conférence mondiale sur les changements climatiques. Les changements climatiques dus à nos émissions de gaz à effet de serre sont une réalité scientifique. Ils toucheront les pays les plus défavorisés avec la montée du niveau des mers et les évènements climatiques extrêmes comme les sécheresses ou les inondations. Le Canada a une responsabilité historique en tant que pays industrialisé dans les émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle dernier; émissions dont la population de la planète va payer les conséquences dans les décennies futures. Il est donc de notre devoir moral et de notre devoir de solidarité envers ceux qui vont le plus en souffrir d’agir maintenant et de montrer l’exemple en acceptant notre responsabilité et de proposer des solutions draconiennes lors de cette conférence pour réduire nos émissions.

Voici une caricature de Monsieur Pano, citoyen qui suit le blogue d’Équiterre

Rit-du-Monde

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