Archive pour décembre, 2009

Publié dans La Presse de ce matinPublié dans Le Soleil de ce matin.

Nos valeureux représentants prennent quelques heures pour se reposer après plus de deux semaines de travail intense.

Ils se rendront au dernier souper avec les autres groupes du Réseau action climat pour échanger sur  la finalité du Sommet de Copenhague et question de se préparer pour les prochaines étapes.

Je pense que malgré la fin un peu décevante d’hier soir,  Copenhague nous aura permis de voir l’intérêt et la mobilisation de la population mondiale et surtout des Canadiens, pour arriver à un monde plus sain pour nous et pour les générations futures.

Que peut-on se souhaiter pour 2010? Que l’intérêt, la mobilisation  et la volonté d’agir pour lutter contre les changements climatiques qu’on a vu en 2009 de la part des citoyens, des organisations, des entreprises et de certains gouvernements, que tout ça n’ait été que le début de ce que l’on verra en 2010.  Je nous souhaite un accord juste, ambitieux et contraignant pour la prochaine année!

On vous promet que de notre côté c’est bien loin d’être terminé! On espère que vous serez aussi de la partie pour la suite!

« L’accord de Copenhague » : un faux départ qui risque de nous faire vivre des changements climatiques dangereux

Copenhague, 19 décembre 2009 —Le Sommet des Nations unies sur le climat de Copenhague tire à sa fin avec une décision qui ne permettra pas, à moins d’être renforcée immédiatement, de protéger le monde contre des changements climatiques dangereux, selon les membres de Climate Action Network–Réseau Action Climat Canada.

Le Canada a joué un rôle très négatif durant ces pourparlers a été particulièrement la cible des critiques de la communauté internationale, se voyant même remettre le prix « Fossile de l’année » lors de la dernière journée de négociation.

« Cette entente doit être améliorée le plus rapidement possible », affirme Graham Saul, directeur général de Climate Action Network–Réseau action climat Canada. « Les négociateurs doivent retourner à la table et accoucher d’une véritable entente pour les gens et la planète d’ici la fin juin. Et les Canadiens ont besoin d’un gouvernement pour qui les changements climatiques priment sur les intérêts étroits de l’industrie pétrolière », ajoute-t-il.

L’accord préliminaire obtenu ce soir à Copenhague – mais qui n’a pas encore été finalisé par la Conférence des parties, dont les travaux se poursuivent – n’inclut ni objectifs contraignants pour les pays développés, ni échéancier pour conclure un accord final. L’approche retenue ne permet pas d’assurer que les pays vont réduire leurs émissions conformément aux recommandations scientifiques visant à éviter des changements climatiques dangereux.

« Le Canada s’est présenté à cette rencontre les mains vides, et malgré deux semaines de critiques intensives, le gouvernement maintient sa position inacceptable », explique Steven Guilbeault. « La contribution du Canada à Copenhague se résumera à avoir défendu des cibles nettement en deçà de ce que recommande la science, et à ne pas avoir engagé de nouvelles sommes pour venir en aide aux pays les plus pauvres qui doivent composer avec les impacts des changements climatiques.

« Le Premier ministre trahit l’espoir des Canadiens à Copenhague », explique Dale Marshall de la Fondation David Suzuki. « Le Canada doit retourner à la table de négociation pour travailler à une entente juste, ambitieuse et légalement contraignante. Les Canadiens demandent un fort leadership sur le climat et la pression actuelle ne cessera pas ».

« Il ne fait pas de doute ce soir que le refus du gouvernement Harper d’imposer des limites à la pollution de l’industrie pétrolière a largement contribué à affaiblir les négociations à Copenhague » affirme Tzeporah Berman, de PowerUp Canada. Nous avons besoin d’un plan pour tous les Canadiens, pas seulement pour l’industrie des sables bitumineux et des combustibles fossiles.

Le Canada assumera la présidence du Sommet du G8 à Muskoka en juin 2010, et l’enjeu des changements climatiques sera certainement un des principaux points à l’ordre du jour de cette rencontre.

« Les Canadiens, les provinces, les villes et les autres pays demandent au Canada d’exercer son leadership » , dit Clare Demerse, de l’Institut Pembina. « En tant que hôte du prochain sommet du G8, le Canada ne peut continuer à reporter à plus tard la réduction de ses propres émissions. Le gouvernement doit agir dès maintenant pour mettre en place au pays un véritable plan de lutte aux changements climatiques et il doit résolument s’engager à soutenir les pays en voie de développement qui subissent déjà les conséquences des changements climatiques ».

Image 85Eh oui! Le Canada a reçu le fossile de l’année pour l’ensemble de son oeuvre lors des négociations qui ont mené vers Copenhague, en bloquant les négociations et en arrivant littéralement les mains vides lors de ce grand sommet. Visionnez la cérémonie de remise du prix, aujourd’hui, à Copenhague!

Les rumeurs continuent. Il semblerait que Barack Obama aurait quitté la salle des pourpalers…

Le Premier ministre Danois s’adressera à la plénière à 11h, à suivre…

Les rumeurs se répandent rapidement dans des moments aussi tendus. Il y quelques instants une rumeur, qui voulait que le président Obama tienne une conférence de presse, a immobilisé tous les observateurs. Les journalistes s’étant même déplacés en grand nombre dans une salle de presse du Bella Center. Un représentant du UNFCCC a dû se présenter au micro pour affirmer qu’à Washington, on lui avait confirmé qu’il n’y avait aucune conférence de presse n’était prévue…ralentissant du coup le rythme cardiaque de plusieurs. Il faut savoir que les chefs d’état sont actuellement en discussions, reclus dans une salle du deuxième étage du Bella Center.

Copenhague retient son souffle. Entre les badauds déambulants dans les rues noires de la ville, entre les couples souriants en faisant quelques empelettes du temps des fêtes, se glissent des militants de tout acabit scandant des slogans: Climate justice ! Climate justice !

Les négociations entrent maintenant dans leur phase critique. Après avoir fait leurs déclarations devant la plénière dans les dernières 24 heures, les ministres et les chefs d’état essaient de conclure un accord.

L’équipe d’Équiterre s’est réfugiée dans le hub secret des grandes ONG internationales dans les vieux quartiers de la ville. Ici, la nervosité règne malgré l’ambiance feutrée des lieux, où la soupe chaude et les verres de rouge apaisent les cerveaux exténués.

Steven Guilbeault est le seul Équiterrien ayant accès au Bella Center. Trois représentants d’ONG canadiennes seulement ont ce privilège. De là, ils fait percoler des bribes d’information dans nos réseaux internationaux.

La nuit s’annonce longue, Ban Ki Moon vient de demander aux chefs d’état de rester jusqu’à demain matin, afin d’assurer de voir une entente émerger, au moins sur les principes fondamentaux. Barack Obama a dit oui. S’ils y arrivent, il est possible de voir les négociateurs finir ensuite le travail, peut-être jusqu’à lundi.

Pour notre part, il reste peu à faire sinon préparer les lignes de presse et la logistique média en vue de la réaction finale que prendra Réseau action climat Canada, le chapeau sous lequel Équiterre agit sur la scène internationale. Marie-Ève Roy est à pied d’oeuvre dans ce travail, Hugo Séguin met sa touche à la stratégie, Sidney veille au grain et moi je vous écris.

D’autres nouvelles de cette nuit dans la cour des arcanes de Copenhague à venir…

Salut, un collègue non canadien, à l’intérieur du Bella Center, a écrit ceci, il y a 45 minutes…

The cold and the dark have settled more deeply on Copenhagen tonight,
and the prayer and meditation rooms here at the Bella Center look like
they’re attracting more visitors.

onu-ban-ki-moonAlors que tout semble indiquer qu’il ne reste plus de temps pour parvenir à un accord à Copenhague, plusieurs sources indiquent que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, aurait demandé aux leaders de rester à Copenhague au moins jusqu’à samedi pour leur permettre d’arriver à une entente. Comme tous les leaders ont signalé leur désir d’agir sur l’enjeu des changements climatiques, il est impensable qu’ils puissent repartir les mains vides. Barack Obama aurait accepté de rester… Les prochaines heures seront définitivement déterminantes, il semble que tout est loin d’être joué!

Image 103Le Réseau Action Climat Canada a obtenu de récents courriels acheminés par le député fédéral Colin Mayes (Okanagan Shuswap), dans lesquels celui-ci rejette la réalité scientifique des changements climatiques. Le député conservateur y indique que « quelques scientifiques affirment que le CO2 est à l’origine du réchauffement planétaire ».

Ci-jointe une déclaration du Réseau Action Climat Canada :

« Compte-tenu du comportement corrosif et disgracieux du gouvernement Harper ici à Copenhague, et dans le contexte des récentes informations montrant la volonté du gouvernement permettre l’augmentation de nos émissions, il est pertinent de demander au Premier ministre Harper s’il partage la position de son député sur la science des changements climatiques. Le Premier ministre et son ministre de l’Environnement ne peuvent plus dire croire à la science des changements climatiques et ne pas en tirer les conclusions qui s’imposent », a déclaré Graham Saul, du Réseau Action Climat.

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