Archive pour novembre, 2009

iStock_revue de presseVos nouvelles du jour!

  • Angela Merkel veut un traité contraignant à Copenhague qui soit effectif dès 2010, de préférence au premier semestre – 24 heures
  • Une motion du Bloc Québécois sera débattue en chambre demain pour forcer le gouvernement Harper à négocier de bonne foi et avec des objectifs ambitieux à Copenhague – La Presse
  • Les femmes pollueraient moins que les hommes car elles achèteraient des produits favorables à l’environnement et à recycler selon les Nations unies – Journal de Montréal
  • Article sur le fait que devenir végétarien est bon pour la planète et on se questionne à savoir si manger est une action vraiment personnelle – Gazette
  • Une coalition d’entreprises québécoises demandent aux politiciens de mettre en place un plan robuste et ambitieux pour lutter contre le réchauffement climatique à Copenhague. Le vieux débat opposant environnement et économie est bel et bien terminé. – Gazette, Le Soleil
  • Lettre ouverte sur la détérioration de la position du Canada sur les changements climatiques et comment il est possible de retourner la situation et redorer notre réputation – Globe and Mail

Récemment, plus de 700 entreprises de partout sur la planète, et notamment de tous les pays du G20, ont signé le « Communiqué de Copenhague », une initiative du Prince Charles et de l’Université de Cambridge. Cette déclaration demande à la communauté internationale d’adopter «une entente robuste et ambitieuse» lors du Sommet des Nations unies sur le climat à Copenhague en décembre prochain. Interpellé, le Conseil patronal de l’environnement du Québec (CPEQ) a joint sa voix à ce mouvement, faisant ainsi la démonstration que le milieu des affaires québécois fait preuve de leadership et que la vielle dichotomie qui existait entre environnement et économie n’a plus sa place dans la société d’aujourd’hui. Une économie prospère doit dorénavant passer par une prise en compte des questions environnementales en général et de celle des changements climatiques en particulier.

Pour lire la lettre complète du Conseil patronal de l’environnement du Québec et Équiterre

Article d’Éric Moreault du journal Le Soleil sur le sujet

Quels sont les enjeux de cette conférence bien particulière? Quels sont les nœuds qui pourraient la faire achopper? Quel rôle joue le Canada? Le Québec peut-il y faire une différence? Voilà autant de questions qui seront explorées lors de cette conférence.

Proposez une conférence dans votre milieu de travail sur les enjeux liés aux changements climatiques et les moyens concrets de participer à cette lutte collective!

Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a décidé de subventionner la recherche sur la technologie du piégeage et du stockage du CO2 (PSC) appliquée aux sables bitumineux de l’Alberta. Plus de 850 millions de dollars de fonds public ont été gracieusement offerts à l’industrie pétrolière ou aux centres de recherche qui la supporte. Le gouvernement de Stephen Harper croit que le PSC est susceptible de réduire d’environ de moitié les émissions de GES des sables bitumineux en 2020. C’est du moins ce que le défunt Cadre réglementaire sur les émissions industrielles de gaz à effet de serre de 2008 nous apprend.

Or, un rapport publié en octobre dernier par le Cooperative Groupe et le World Wildlife Fund intitulé Carbon Capture and Storage in the Alberta Oil Sands : A Dangerous Myth nous apprend que dans le meilleur des cas, le PSC permettrait de capter de 30 % à 50 % des émissions de l’industrie des sables bitumineux. En plus, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, il faudra sans doute attendre la seconde moitié du siècle, avant que la technologie atteigne son plein déploiement et sa pleine efficacité.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le PSC n’est applicable qu’à des sources d’émissions importantes et fixes, ce qui ne permet pas de capter les émissions de toutes les activités entourant l’exploitation des sables bitumineux. Au mieux, on peut penser en capter 50 %, 60 % ?

Il faut aussi tenir compte des coûts énergétiques de cette technologie, ce qui revient à dire au fond qu’il faut produire encore plus d’énergie et émettre davantage de CO2 pour réduire les émissions… sans compter que plus de production d’énergie à partir de matières fossiles signifie plus d’émissions d’oxydes de soufre et d’oxydes d’azote, de particules fines, etc.

Et les coûts économiques? On estime à l’heure actuelle qu’il en coûterait entre 60$ et 250$ pour capter une seule tonne de CO2 à l’aide du PSC. Ce coût serait sans doute nettement supérieur au prix sur les marchés d’échange, du moins pour un temps, ce qui n’inciterait aucunement l’industrie à investir massivement dans cette technologie, mais plutôt de continuer à se servir de l’atmosphère comme aire de stockage (lire : comme poubelle) ou d’acheter des crédits supplémentaires à moindre coût pour atteindre d’éventuelles réductions de leurs émissions.

Mais sans cadre règlementaire fédéral, pas de plafond absolu, pas de réductions à atteindre…

Voici un petit calcul qui en dit bien long…

Selon diverses projections, les émissions de l’industrie des sables bitumineux atteindraient entre 110 et 140 Mt, d’ici 2020. C’est trois fois plus qu’aujourd’hui.

Si on reporte le maximum de 140 Mt en 2050 et que le Canada se donnait comme cible ce que la science prescrit comme étant le minimum requis pour limiter la hausse moyenne des températures à 2oC et empêcher les changements climatiques dangereux, soit 80 % sous les niveaux de 1990, le Canada devra émettre au plus 118 Mt de GES.

Si, en 2050, le PSC permettait la réduction maximale espérée de 50 % des émissions des sables bitumineux, le budget carbone du Canada serait amputé dès le départ par les 70 Mt émis par les sables bitumineux.

Il resterait à peine 48 Mt pour tous les autres secteurs d’activité au Canada…


iStock_revue de presse Voici vos nouvelles du jour, un peu en retard, vous m’excuserez! Si vous en avez d’autres à suggérer, allez-y!

  • Malgré les sons de cloche discordants qu’à émis l’APEC, les activités diplomatiques se poursuivent autant en Chine qu’à Copenhague pour les préparatifs du grand sommet en décembre – Le Devoir
  • Les partis d’opposition ont dénoncé hier l’attitude contre-productive du gouvernement Harper dans la lutte aux changements climatiques – Métro
  • Une date-butoir pour parvenir à un accord sur la réduction des émissions de ges doit être déterminée à Copenhague selon la ministre danoise Connie Hedegaard – Métro
  • 12 organisations nationales, en collaboration avec la Fondation David Suzuki, s’engagent à rendre leur secteur plus responsable de l’environnement – La Presse
  • Lettre ouverte d’Yvan Loubiere du cabinet National sur le fait que le Québec a tout intérêt à défendre ses intérêts économiques à la conférence de Copenhague – La Presse
  • Éditorial de La Gazette sur le fait que la conférence de Copenhague, présentée comme le moment marquant pour les changements climatiques, provoquent déjà de la déception avant même qu’elle commence. Cela ne signifie pas par contre qu’aucun progrès ne soit accompli, au contraire. La question des changements climatiques implique les gouvernements, le secteur privé et de la discorde entre plusieurs pays, pourquoi s’attendre à un accord rapide? – The Gazette
  • Éditorial du Globe and Mail sur le fait qu’un accord politique est possible à Copenhague même s’il n’y a pas de traité, les politiciens devraient être encore plus engagés et non moins, le Canada en premier lieu. Nous n’avons pas besoin de défaitisme – Globe and Mail
  • Certaines villes comme Toronto testent une formule « pay as you drive » pour réduire la congestion routière dans les grands centres – Globe and Mail

Image 45Équiterre vous invite à participer à une toute première « Soirée de réflexion » sur des sujets d’actualité. La thématique de cette première soirée est : Changements climatiques et la souveraineté alimentaire. » Ces soirées de réflexion visent à rassembler les acteurs qui travaillent dans le domaine en question afin de discuter et de partager nos expériences, notre expertise et notre vision. Au plaisir de vous y voir!

Étienne Leblanc de Radio-Canada attire notre attention dans son blogue sur une étude de l’institut national de la santé publique du Québec. Est-ce que vivre près d’un parc d’éoliennes pourrait représenter des risques pour la santé ? Bien non, selon l’étude. À lire ici.

Salut, Isabelle H nous demandait via ce blogue des questions très pertinentes, auxquelles Hugo Séguin a voulu répondre. Voici les questions d’Isabelle, et les réponses d’Hugo !

Bonjour!

cher représentants qui seront à Copenhague, je suis bien contente que vous alliez faire un tour sur place. Mais personnellement, je ne connais pas trop ça les grandes réunions internationales… et je me demande, (ainsi que d’autres peut-être) ce qui se passera là-bas concrètement? Vous pourrez bien sûr commenter via les médias ce que vous entendez chaque jour, et donc informer la population de par votre point-de-vue, et peut-être exercer une pression. Mais à part cela, avez-vous un droit de parole? Remettez-vous un document quelconque à ce moment-là? Rencontrerez-vous d’autres organismes et quels sont les échanges? Quels sont vos moyens de pression aux gouvernements pendant les conférences? J’aimerais des précisions concrètes, par curiosité.

D’autres part, j’ai ouï dire que tout traité signé à Copenhague doit ensuite être accepté comme loi ordinaire au Canada avant d’avoir un impact ici. Quelle est la valeur des traités, et comment peuvent-ils être respectés ? Comment les pays se surveillent-ils les uns les autres et s’incitent à s’améliorer?

Commentaire du nouveau directeur de Greenpeace International, Kumi Naidoo, à propos de ceux qui souhaitent, comme Stephen Harper et son ministre de l’Environnement, Jim Prentice, qu’il n’ait pas d’entente à Copenhague :

« Anything short of a binding treaty in Copenhagen must be read as a failure of leadership on the part of the political class, » Naidoo told a news conference on Monday. « We can’t change the science. The science is clear. We have to change the politics. If we can’t change the politics, then we have to put our energies into changing the politicians. »

Merci à Kumi Naidoo pour la clarté et la force de sa déclaration.

Image 42À quelques jour de la conférence de Copenhague, exprimez-vous! Demandez au gouvernement Harper des actions concrètes pour lutter contre les changements climatiques. Voici quelques gestes à poser  :

  • Signez la pétition Kyoto Plus
  • Envoyer une lettre par courriel à un député fédéral conservateur de la région de Québec et Chaudière-Appalaches en cliquant sur ce lien http://www.votrevoteleuravenir.ca/
  • Passez un coup de fil au premier ministre Harper : Faites part de vos préoccupations au premier ministre. Dites-lui combien le temps presse. Téléphonez au 1 866 599-4999  (une fois la communication établie, demandez la boîte vocale du premier ministre)
  • Informez-vous en consultant ce blogue. Vous avez peut d’oublier, utilisez notre fils RSSS pour être informé en temps réel.
  • Impliquez-vous. Vous souhaitez nous aider et agir sur le terrain ? Équiterre est toujours à la recherche de bénévoles motivés à participer à ses plans d’action. Pour obtenir de l’information, contactez-nous au pbluteau@equiterre.org.

© Copyright équiterre. Tout droits réservés.