Entendu cette semaine en commission parlementaire sur les cibles 2020 du Québec :
De l’ambition
Nous devons nous donner une vision, une vision ambitieuse, et nous devons nous donner une démarche pour une période qui est la période de 2013 à 2020. – Line Beauchamp, ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
Nous allons devoir donc, pour les prochaines semaines, nous pencher sur des objectifs qui à notre avis auraient pu être plus ambitieux pour le Québec. Nous croyons notamment que le secteur des transports (…) devrait être largement priorisé, puisqu’il représente près de 40 % des émissions de gaz à effet de serre au Québec, et donc nous avons tout pour être un leader dans le domaine des changements climatiques, mais il faudrait pour cela avoir un minimum de cohérence au niveau des gestes posés par ce gouvernement, notamment réduire la dépendance au pétrole. – Scott McKay, député de l’Assomption et Porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement
D’un projet de société
C’est un projet de société qu’on vous propose aujourd’hui pour mettre le transport en commun et le transport collectif au sommet de vos priorités (…) Nous sommes pour une mobilité durable et une mobilité citoyenne et qui deviennent une partie intégrante de l’aménagement du territoire. – France Vézina, directrice-générale, ATUQ
Mais tout ça pour dire que, quand on investit dans le transport en commun généralement la clientèle suit. Quand on augmente l’offre, on constate que la clientèle suit. – Normand Carrier, directeur-général, Réseau de transport de la Capitale
Du Leadership
Nous déplaçons des travailleurs, des travailleuses, des étudiants, des étudiantes, des gens qui ont peu de revenus, c’est au coeur d’une mission sociale.
Le Québec ne produit plus de voiture, n’a pas de pétrole, mais, je vous le rappelle, nous avons une industrie manufacturière de matériel roulant en métro avec Bombardier à Lanaudière, Alsthom également et Nova Bus. Nous fabriquons du matériel roulant, nous employons du génie civil et du génie de système et des milliers d’employés au Québec. Donc ça, c’est la partie économique.
Chaque fois que quelqu’un prend un bus, c’est un geste qu’il pose pour l’environnement. Chaque fois qu’on met en place un nouveau système, on a des gains en matière de réduction de gaz à effet de serre.
En conclusion, le transport collectif, c’est 100 % bon pour le Québec à tous points de vue. Merci. – Michel Labrecque, président du CA, STM
Nous accueillons de façon très favorable le fait que le Québec maintient le cap en termes de changements climatiques; il a été un leader, au niveau régional et international, dans l’approche qu’il a adoptée. Et aujourd’hui, avec ce document et cette consultation, c’est de la continuité de la démarche du Québec, et nous pensons effectivement qu’il est très important qu’une juridiction, qu’un gouvernement donne un signal fort à l’économie pour dire: Voici mon cap et je le maintiens dans les délais que j’ai dit, parce que c’est ça qui va permettre ensuite de déclencher les forces du marché qui sont confiantes dans la démarche qui est adoptée au niveau réglementaire et donc savent à quoi s’attendre. – Mustapha Ouyed, Réseau Environnement