Archive pour octobre, 2009

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Samedi dernier, les organisateurs de l’évènement «La Grande cacophonie Stephen Harper sur le climat», ont suggéré plusieurs façons concrètes pour demander au gouvernement Harper de passer à l’action dans la lutte aux changements climatiques. Lors de cette journée, Sidney Ribaux, coordannteur général d’Équiterre, a proposé de téléphoner au Premier ministre Harper.

Ce petit geste simple peut faire une différence! Voici un exemple de lignes que vous pouvez dicter au Premier ministre pour lui faire comprendre vos inquiétudes face aux changements climatiques :

- En 1997, nous avons signé le Protocole de Kyoto, nous engageant légalement à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, pourtant le Canada continue de favoriser les industries polluantes.

-Le Canada n’assume pas ses responsabilités et nous fait honte sur la scène internationale !

-Je vous demande d’agir M. Harper. Je veux que le gouvernement s’engage à faire sa part lors du prochain Sommet des Nations unies sur le climat à Copenhague en décembre prochain!

Le numéro à composer : 1- 866-599-4999

Bonjour à tous ! Merci et bravo d’être tous ici aujourd’hui !

J’ai une petite histoire à vous raconter…

Dans la semaine du 5 octobre dernier, les pays membres de l’ONU sont réunis à Bangkok afin de préparer la prochaine Conférence de Copenhague sur les changements climatiques.

Le mercredi 7 octobre, David Fogarty, journaliste de l’agence Reuters publie sur son blog une nouvelle à l’effet qu’un incident majeur est survenu à l’intérieur des murs… Il semble que lorsque l’un des pays signataire de Kyoto –qu’il ne nomme pas- a plaidé pour le remplacement du protocole par un nouveau pacte, moins contraignant… les délégations des 130 pays les plus pauvres de la planète ont quitté massivement la salle pour ne plus entendre un seul mot de la bouche de cette délégation.

5 jours plus tard, soit le 12 octobre, la Presse Canadienne révèle le nom de ce pays…

Ce pays, je vous le donne en mille…. EH ! Oui ! C’est le Canada.

Au cours des dernières années, le gouvernement de Stephen Harper a bel et bien aligné notre État sur la position de George W. Bush. Ainsi, bien que notre Parlement ait ratifié le protocole de Kyoto, il n’a rien fait pour en atteindre les objectifs.

Selon le dernier inventaire annuel des gaz à effet de serre présenté par le Canada à la Convention-cadre des Nations unies, 747 mégatonnes de GES ont été rejetés dans l’atmosphère en 2007, ce qui représente une hausse de 26 % par rapport aux émissions de 1990. Nos émissions dépassent donc de 34 % l’objectif de 2012 que doit respecter le pays en vertu du protocole de Kyoto.

Il n’est pas question pour nous d’en rester là!

Voici un message aux citoyens des pays membres de l’Organisation des Nations Unies :

We, the people of Montreal,
We stand by the people of this planet, in solidarity !
We stand with you, our sisters and brothers of Africa, of Asia, of South America, of Europe !
We do not subscribe to the position of our governement on climate change
We will fight against this position, from within Canada
We will work toward a carbon neutral economy
We will work toward Kyoto and beyond… with you all !

As our brother Peter Garrett,

Minister for the Environment, Heritage and Arts of Australia

once wrote and sang :

« How can we dance when our earth is turning

How do we sleep when our beds are burning

The time has come

To say fairs fair

To pay the rent

To pay our share! »

Texte lu par Hugo Latulippe

au coin des rues Jeanne-Mance et Saint-Urbain, à Montréal

le 24 octobre 2009

 Le document d’orientation déposé en appui aux présentes consultations sur la cible de réduction du Québec à l’horizon 2020 contient une modélisation des impacts potentiels de l’atteinte de différentes cibles. On y apprend – somme toute – que l’atteinte de la cible la plus ¨ambitieuse » proposée par le gouvernement – soit 20% de réduction – entraînerait une baisse du PIB de 0,16%, augmenterait le revenu disponible des ménages de quelques  124 millions de dollars et causerait la perte de 1 611 emplois d’ici 2020. Rien ici qui puisse mettre en péril la structure économique du Québec, d’autant qu’on peut avoir des raisons de croire que ces résultats seraient faussés par des hypothèses périmées.

Les résultats de cette analyse, basés sur le modèle dit d’équilibre général du ministère des Finances du Québec, dépendent d’une série d’hypothèses parmi lesquelles le prix du pétrole. Le ministère des Finances a ainsi utilisé 60$US le baril de pétrole en 2015 comme valeur de référence, disant s’appuyer sur les données du Department of Energy (DoE) des États-Unis.

Équiterre note que les données utilisées par le ministère des Finances du Québec sont périmées, ayant été mis à jour depuis plusieurs mois par plusieurs agences internationales, y compris par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie sur laquelle s’appuie la modélisation. Ainsi, l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) et l’Energy Information Agency des Etats-Unis prévoient toutes un prix du pétrole beaucoup plus élevé, soit entre 90 et 110$US. Ces chiffres sont même jugés conservateurs par plusieurs représentants du secteur pétrolier.

Selon l’AIE, le prix moyen du baril de pétrole devrait s’élever à quelque 100$US (dollar de 2007) entre 2008 et 2015[1]. Pour sa part, le scénario de référence (moyen) de l’EIA établit un prix de 110$US le baril en 2015[2]. De son côté, le scénario de référence de l’Office national de l’énergie du Canada (ONÉ) prévoit un prix d’environ 85$US le baril en 2016. Ainsi, l’hypothèse de 60$US utilisée par le ministère des Finances s’avère inférieure de 42%, 67% et 84% aux prévisions des grandes agences. Il est difficile d’expliquer les raisons pour lesquelles le ministère des Finances (et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs) a crû bon de maintenir une telle hypothèse périmée, d’autant plus que son modèle d’équilibre général utilisé dans l’exercice de modélisation  est sensible aux prix du pétrole.

Il est plausible d’ailleurs qu’un exercice de modélisation basé sur des coûts du pétrole à 100-110$US – soit les projections des grandes agences internationales – montrerait probablement un gain économique plus important pour le Québec pour une cible ambitieuse. En effet : alors que le pétrole consommé au Québec est responsable de plus de la moitié de nos émissions de GES, plus on cherche à diminuer les émissions de GES, moins on consomme de pétrole, et moins on exporte de capitaux à l’étranger pour s’en procurer (15G$ en 2008), ceux-ci étant réinvestis ici sous forme d’investissements productifs dans le secteur de l’énergie, du transport et du bâtiment.

À quand, donc, une nouvelle mise à jour de la modélisation ?


[1] World Energy Outlook 2008, p.40

[2] EIA – États-Unis : Annual Energy Outlook 2009 – With Projections to 2030 (Mars 2009) – http://www.eia.doe.gov/oiaf/aeo/pdf/0383(2009).pdf

Oubliant la pluie, les Montréalais ont répondu à l’appel, près de 350 personnes pour 350 secondes de cacophonie!

Laure Waridel, Hugo Latulippe et l’orchestre des 300 manifestants à Montréal.

Merci et bravo à tous!

Pour voir la gang de Québec :La grande cacohonie de Stephen Harper sur le climat à Québec.

Du bruit aussi à Chicoutimi:.

Plus de 5200 évènements à suivre travers la planète : www.350.org

 

Entendu cette semaine en commission parlementaire sur les cibles 2020 du Québec :

De l’ambition

Nous devons nous donner une vision, une vision ambitieuse, et nous devons nous donner une démarche pour une période qui est la période de 2013 à 2020. – Line Beauchamp, ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs

Nous allons devoir donc, pour les prochaines semaines, nous pencher sur des objectifs qui à notre avis auraient pu être plus ambitieux pour le Québec. Nous croyons notamment que le secteur des transports (…) devrait être largement priorisé, puisqu’il représente près de 40 % des émissions de gaz à effet de serre au Québec, et donc nous avons tout pour être un leader dans le domaine des changements climatiques, mais il faudrait pour cela avoir un minimum de cohérence au niveau des gestes posés par ce gouvernement, notamment réduire la dépendance au pétrole.Scott McKay, député de l’Assomption et Porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable et d’environnement

D’un projet de société

C’est un projet de société qu’on vous propose aujourd’hui pour mettre le transport en commun et le transport collectif au sommet de vos priorités (…) Nous sommes pour une mobilité durable et une mobilité citoyenne et qui deviennent une partie intégrante de l’aménagement du territoire. – France Vézina, directrice-générale, ATUQ

Mais tout ça pour dire que, quand on investit dans le transport en commun généralement la clientèle suit. Quand on augmente l’offre, on constate que la clientèle suit. – Normand Carrier, directeur-général, Réseau de transport de la Capitale

Du Leadership

Nous déplaçons des travailleurs, des travailleuses, des étudiants, des étudiantes, des gens qui ont peu de revenus, c’est au coeur d’une mission sociale.

Le Québec ne produit plus de voiture, n’a pas de pétrole, mais, je vous le rappelle, nous avons une industrie manufacturière de matériel roulant en métro avec Bombardier à Lanaudière, Alsthom également et Nova Bus. Nous fabriquons du matériel roulant, nous employons du génie civil et du génie de système et des milliers d’employés au Québec. Donc ça, c’est la partie économique.

Chaque fois que quelqu’un prend un bus, c’est un geste qu’il pose pour l’environnement. Chaque fois qu’on met en place un nouveau système, on a des gains en matière de réduction de gaz à effet de serre.

En conclusion, le transport collectif, c’est 100 % bon pour le Québec à tous points de vue. Merci. – Michel Labrecque, président du CA, STM

Nous accueillons de façon très favorable le fait que le Québec maintient le cap en termes de changements climatiques; il a été un leader, au niveau régional et international, dans l’approche qu’il a adoptée. Et aujourd’hui, avec ce document et cette consultation, c’est de la continuité de la démarche du Québec, et nous pensons effectivement qu’il est très important qu’une juridiction, qu’un gouvernement donne un signal fort à l’économie pour dire: Voici mon cap et je le maintiens dans les délais que j’ai dit, parce que c’est ça qui va permettre ensuite de déclencher les forces du marché qui sont confiantes dans la démarche qui est adoptée au niveau réglementaire et donc savent à quoi s’attendre. – Mustapha Ouyed,  Réseau Environnement

Il pleut en cette journée de Grande cacophonie de Harper sur le climat. Pas grave. Pas grave parce les notes et les sons des citoyens seront d’autant plus portés dans cet air humide, et se rendront avec retentissement jusqu’au parlement dans les oreilles de nos élus.

Pleut, pleut tant que tu veux, nous serons au rendez-vous à 14h aujourd’hui à la place des Festivals, à la Place d’Youville à Québec et même à Sutton et Chicoutimi !

N’oubliez pas votre masque, votre instrument de musique et votre énergie !


Peu de gens le savent ou le croient : le transport représente la première source de GES au Québec. Les Québécois doivent modifier leurs habitudes de transport s’ils veulent participer à la lutte aux changements climatiques.

Pour encourager et  féliciter les citoyens à réduire leur utilisation de la voiture solo, Équiterre mène une campagne annuelle de sensibilisation appelé « Concours cocktail transport ». Plus de 8000$ de prix à gagner. Que vous soyez ou non adepte du transport écolo, inscrivez-vous maintenant : www.equiterre.org/cocktail

Le concours propose aussi des outils pour vous aider à sensibiliser vos proches et même à inciter votre employeur à offrir des incitatifs au transport écologique au bureau.

Commençait hier à l’Assemblée nationale une commission parlementaire dont le mandat est d’étudier quelle sera la cible de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour le Québec, à l’horizon 2020. Une trentaine d’organisations, dont Équiterre, ont été conviées à présenter leur avis, sur la base d’un document d’orientation déposé il y a quelques semaines par le gouvernement du Québec. Le document propose l’étude de 4 scénarios : -10%, -12%, -15% ou -20%.

Équiterre fera connaître la cible qu’il proposera mardi prochain, 27 octobre (eh que ça passe vite… commentaire perso du rédacteur du mémoire ;-) )

D’ici là,  la communauté scientifique internationale indique clairement que les sociétés industrialisées et riches, comme le Québec, doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25% d’ici 2020, si l’on veut éviter une catastrophe climatique.  Le Québec doit répondre à l’appel de la communauté scientifique et se fixer une telle cible de réduction d’au moins 25%. En adoptant une stratégie de réduction de notre dépendance au pétrole, une telle cible apparaît non seulement atteignable et réaliste pour le Québec mais, qu’en plus, notre économie en sortira gagnante.

Rappelons que le Premier ministre Charest a indiqué clairement sa volonté que le Québec se donne un objectif de réduction « ambitieux », et qu’il demeure leader dans la lutte aux changements climatiques. Je suis parfaitement d’accord avec lui. Espérons qu’il aura la tête à ça lorsque viendra le moment d’adopter le décret fixant la cible dans quelques semaines.

En plus de nous coûter de plus en plus cher – quelque 15 milliards de dollars en 2008 sortis de nos frontières – la consommation de pétrole est responsable de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre du Québec. En réduisant notre dépendance au pétrole, on protège notre économie de la montée des prix du pétrole, on la rend plus efficace et plus concurrentielle, tout en diminuant nos émissions de gaz à effet de serre. Le pétrole que nous ne brûlons pas, ce sont des émissions de gaz à effet de serre que nous ne faisons pas. Vous pouvez d’ailleurs voir notre « Livre Vert » sur la dépendance du Québec au pétrole ici.

C’est la vision que nous comptons présenter en commission parlementaire mardi prochain, accompagnée de quelques scénarios de réduction basés sur un certain nombre de mesures de réduction de la dépendance au pétrole. Vous avez des idées, suggestions et commentaires pour notre mémoire ? C’est le temps !

Image 18Écoutez l’émission Une heure sur terre à la télé de Radio-Canada, demain vendredi à 21h.  L’équipe a fait un topo vraiment génial sur Copenhague, auquel j’ai participé.  À ne pas manquer!

Image 17Toute l’équipe d’Équiterre tient à féliciter Hugo Séguin, coordonnateur aux Choix collectifs, qui vient d’être élu président du conseil d’administration du Réseau Action climat Canada. Il s’agit d’un réseau pancanadien composé de plus de 60 organisations engagées à prévenir une dangereuse perturbation du système climatique par l’être humain, à protéger la viabilité de l’environnement et la santé publique, tout en défendant des principes de transition équitable, d’équité et de justice sociale.

Au cours des quinze dernières années, Hugo Séguin a œuvré dans les milieux gouvernementaux et financiers à Ottawa, Québec et Montréal. Il a réalisé des études en affaires internationales à la Norman Paterson School of International Affairs (Ottawa) et en science politique à l’Université de Montréal. Entre 2003 et 2007, Hugo a mis sur pied l’équipe des communications d’Équiterre et celle des changements climatiques, qui travaillera entre autres à l’adoption, puis au suivi de la mise en œuvre du Plan d’action québécois sur les changements climatiques. Son engagement l’a mené à participer aux conférences des Nations unies sur les changements climatiques.

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